Peindre un lambris, c’est un peu comme revisiter une recette de famille : la base est là , mais tout se joue dans les détails, les bons gestes et le rythme. En quelques jours, un mur jaune miel des années 80 peut se transformer en fond blanc lumineux, en gris doux contemporain ou en bois délicatement blanchi. Le lambris, longtemps vu comme un cache-misère, redevient alors un vrai atout déco, du salon de maison landaise au petit appartement en ville. Pour y arriver sans stress, l’idée n’est pas de courir après une perfection de magazine, mais de combiner préparation sérieuse, choix malin des produits et techniques simples que tu peux vraiment appliquer chez toi.
Sur le terrain, la différence entre un lambris repeint « à la va-vite » et un lambris traité comme un vrai support de caractère est flagrante. D’un côté, des traces de rouleau, des rainures qui ressortent mal, une peinture qui s’écaille après quelques mois d’humidité dans la salle de bain. De l’autre, une surface douce, homogène, des couleurs pensées pour la lumière de la pièce et une finition qui tient dans le temps. Ce guide est là pour t’aider à faire partie de la deuxième équipe : celle qui prend un peu de recul avant d’ouvrir le pot, qui teste, qui observe la lumière, et qui transforme le lambris en décor sur mesure plutôt qu’en compromis hérité des anciens propriétaires.
| Peu de temps ? VoilĂ ce qu’il faut retenir : |
|---|
| ✅ Prépare ton lambris avec soin (lessivage, ponçage léger, primaire) : 80 % du rendu final vient de là 🪵 |
| ✅ Choisis une peinture adaptée à la pièce et au support : acrylique, glycéro ou peinture spéciale rénovation 🎨 |
| ✅ Applique en plusieurs passes : rainures au pinceau, lames au rouleau, toujours dans le sens du bois ⏱️ |
| ✅ Pense aux alternatives : vernis, lasure ou lambris lissé à l’enduit si tu veux un mur totalement moderne ✨ |
| ✅ Respecte les temps de séchage et l’aération pour une peinture qui tient vraiment dans le temps 💨 |
Préparer un lambris avant peinture : la clé d’un rendu impeccable
Le grand secret d’un lambris bien peint ne se trouve pas dans le pot de peinture, mais dans ce que tu fais avant de l’ouvrir. Beaucoup de projets ratent parce qu’on a tracé tout droit vers le rouleau sans se poser la moindre question sur le support. Or, un lambris verni des années 90, un lambris brut tout juste posé ou un lambris PVC de salle de bain ne réagissent pas du tout de la même façon. L’exemple de Claire le montre bien : en arrivant dans sa maison près de Dax, elle s’est retrouvée avec un salon entièrement lambrissé, verni couleur miel. Une première tentative de peinture directe a cloqué en quelques semaines. La seconde, après une vraie préparation, tient parfaitement depuis plusieurs années.
Avant de sortir la moindre feuille abrasive, commence par observer ton lambris à la lumière du jour. Tu peux faire un test très simple : passer un peu d’eau sur une lame.
- 🪵 Bois brut : l’eau est vite absorbée, la surface est mate et un peu rugueuse.
- ✨ Bois verni : l’eau perle, le toucher est lisse et légèrement glissant.
- 🎨 Bois déjà peint : la couleur existe déjà , parfois écaillée ou ternie.
- 🧴 PVC : aucune absorption, surface très lisse, souvent blanche ou crème.
Ce diagnostic de départ te permet d’adapter ta préparation. Sur un bois brut, un simple égrenage au grain fin suffit souvent pour lisser les fibres. Sur un vernis épais, l’objectif est de casser la brillance pour donner de l’accroche. Sur un PVC ou un ancien lambris peint, il faut travailler plus en douceur, mais sans sauter l’étape dégraissage.
Ensuite, vient le grand ménage. Les graisses de cuisson, les résidus de produits d’entretien, la fumée de cheminée ou de cigarettes créent un film quasi invisible, mais dramatique pour l’adhérence. Armé d’une éponge, d’un seau d’eau tiède et d’un dégraissant adapté, tu prends le temps de frotter chaque lame, surtout en cuisine et en couloir. Un rinçage à l’eau claire, un séchage complet, et seulement après tu sors le papier de verre.
Pour le ponçage, inutile de tout ravager. Un grain 120 à 180 est suffisant dans la majorité des cas. L’idée est de rendre la surface mate et légèrement accrocheuse, pas de manger le bois. Un masque, des lunettes, un aspirateur à portée de main, et tu travailles régulièrement, sans insister au même endroit. Une fois terminé, tu passes l’aspirateur puis un chiffon humide ou microfibre pour enlever les dernières poussières.
En parallèle, protège ton chantier comme si tu faisais un ragoût longuement mijoté : on évite les éclaboussures partout. Bâches au sol, ruban de masquage sur les plinthes, prises et encadrements de portes, c’est un peu fastidieux, mais tu te remercieras au moment du nettoyage. Dans une petite pièce, cette étape prend parfois plus de temps que la première couche, mais c’est la condition pour travailler sereinement.
Pour t’aider à visualiser la bonne préparation selon le type de lambris, tu peux t’appuyer sur ce tableau :
| 🧩 Type de lambris | 🔧 Préparation recommandée | ✅ Résultat attendu |
|---|---|---|
| Bois brut | Égrenage léger + dépoussiérage soigneux | Surface douce, légèrement rugueuse, prête à être peinte 🎯 |
| Bois verni | Ponçage plus appuyé pour casser le film brillant + lessivage | Aspect mat, vernis rayé mais continu, idéal pour un primaire |
| Bois peint en bon état | Lessivage + ponçage léger pour dépolir | Ancienne peinture homogène, sans éclat ni cloques |
| Bois peint abîmé | Décapage local ou global + ponçage | Support remis à nu ou uniformisé, sans zones friables 🧱 |
| PVC | Lessivage dégraissant + ponçage très léger | Surface mate, non brillante, prête pour un primaire spécial PVC |
Tu sauras que tu as bien préparé ton lambris quand il sera propre, mat, dépoussiéré, et que tout ce qui l’entoure sera protégé. C’est sur cette base que toutes les autres étapes vont pouvoir s’enchaîner sans mauvaise surprise.

Choisir la bonne peinture pour lambris : acrylique, glycéro ou rénovation spéciale
Une fois le support prêt, le deuxième gros enjeu est de trouver la peinture qui colle vraiment à ta pièce et à ta façon de vivre. La même teinte blanche ne réagira pas pareil dans une chambre au nord, une cuisine très utilisée ou une salle de bain humide. Et surtout, tu n’attendras pas les mêmes performances d’un produit posé sur un lambris bois brut ou sur un lambris PVC. L’exemple est parlant avec les jumeaux Julien et Manon : le premier a repeint son lambris de salon avec une acrylique velours, la seconde a attaqué le lambris PVC de sa salle d’eau avec la même référence. Résultat : parfait au salon, décollement dans la salle de bain. Le problème ne venait pas de la marque, mais du choix du produit.
Pour un lambris en bois à l’intérieur, tu vas croiser trois grandes familles de peintures. D’abord l’acrylique : à base d’eau, elle sèche vite, sent peu et se nettoie juste à l’eau claire. C’est la chouchoute des pièces de vie, des chambres, des plafonds. Ensuite la glycéro, plus technique : à base de solvants, elle résiste très bien aux chocs, aux taches, aux lessivages réguliers. Idéale en cuisine ou dans un couloir fréquenté, mais avec une odeur plus forte et des outils à nettoyer au White Spirit. Enfin, les peintures de rénovation lambris/PVC, souvent multi-supports, qui intègrent un primaire d’accrochage pour aller sur des surfaces difficiles.
L’acrylique de qualité reste souvent le meilleur compromis pour moderniser un lambris un peu daté sans transformer la maison en chantier chimique. Certaines gammes « spécial bois » sont conçues pour bien adhérer sur lambris après un simple ponçage, avec ou sans sous-couche. On la trouve en mat, velours ou satiné. Le mat va camoufler les défauts et créer une ambiance plus cocon, le satiné renvoie un peu la lumière et se nettoie facilement, parfait pour une pièce familiale.
La glycéro garde ses fans, notamment dans des espaces très sollicités : entrée où tout le monde se cogne les sacs, cuisine où la vapeur et les projections sont quotidiennes, couloir où les enfants posent les mains partout. Son film est dur, presque « caramélisé », ce qui la rend très résistante. En contrepartie, il faut bien aérer pendant et après l’application, et accepter un temps de séchage plus long et une odeur plus marquée. Si tu pars sur ce choix, autant le réserver aux zones vraiment à risques.
Les peintures de rénovation « tout-en-un » ont explosé ces dernières années, notamment pour le lambris verni et le PVC. Elles promettent souvent un accrochage direct, sans ponçage. Dans la vraie vie, un léger égrenage et un nettoyage sérieux restent vivement recommandés. En revanche, leur intérêt est clair : une accroche renforcée, une bonne opacité sur les fonds foncés, et la possibilité de traiter à la fois bois, PVC, parfois carrelage et stratifié dans la même pièce.
Pour t’aider à choisir rapidement, tu peux garder en tête ce schéma :
- 🏠Salon, chambre, bureau : acrylique mat ou velours, lessivable, faible odeur.
- 🚿 Salle de bain, cuisine : acrylique renforcée ou glycéro satinée, résistance à l’humidité.
- 🧼 Couloir, escalier, entrée : peinture résistante aux chocs, finition satinée ou brillante.
- ♻️ Intérieur très ventilé, démarche saine : produits à faible teneur en COV, labels environnementaux.
Au-delà de la nature de la peinture, pense au rendu décoratif. Un blanc cassé ou un lin chaud éclaire un lambris sans l’aseptiser. Un gris perle ou un bleu fumé modernise une pièce un peu rustique. Un vert sauge fonctionne très bien autour d’une cuisine ouverte ou d’un coin repas convivial. L’idée n’est pas de suivre une tendance TikTok, mais d’épouser la lumière chez toi, les matériaux déjà présents (tomettes, parquet, béton ciré) et ce que tu veux ressentir dans la pièce.
En résumé, un bon choix de peinture pour lambris, c’est l’équilibre entre technique (support, humidité, entretien) et ambiance (couleur, brillance, style de vie). Quand ces deux dimensions se répondent, tu gagnes du confort au quotidien autant qu’en déco.
Appliquer la peinture sur lambris : étapes, outils et gestes qui changent tout
Une fois la préparation et la peinture choisies, vient enfin le moment du pinceau. C’est la partie la plus visible, celle où tu vois la pièce se transformer presque en direct. Pourtant, c’est aussi l’étape où l’on peut facilement laisser des traces, des manques ou des surépaisseurs dans les rainures. La différence se joue rarement dans la force de ton bras, mais dans l’ordre des gestes, le choix des outils et la manière de gérer le temps de séchage.
Pour un lambris mural ou de plafond, trois outils se complètent très bien. Il y a d’abord la brosse à réchampir, ce pinceau biseauté qui permet de travailler précisément les rainures, les angles, les jonctions avec le plafond ou les encadrements. Ensuite, le rouleau à poils moyens qui couvre rapidement les grandes surfaces, en croisant les passes pour éviter les manques. Enfin, le pistolet à peinture, très pratique sur les grands plafonds lambrissés, à condition de bien protéger tout ce qui se trouve autour.
La logique d’application est simple : tu commences toujours par ce qui est le plus délicat, puis tu finis par les grandes zones. D’abord les rainures, les bords, les angles au pinceau, ensuite les lames et les surfaces visibles au rouleau. Ce principe évite de revenir sur une zone déjà en train de sécher, ce qui créerait des différences de brillance ou des marques en « peau d’orange ».
En général, une première couche de sous-couche ou primaire d’accrochage vient préparer le terrain. Tu appliques cette couche comme une peinture classique : pinceau dans les creux, rouleau sur les faces, toujours dans le sens du bois pour la dernière passe. Une fois sec, le primaire gomme déjà une partie de l’ancienne teinte et révèle les éventuels petits défauts à corriger.
La première couche de finition se pose exactement de la même façon. Tu charges modérément le rouleau, tu travailles par zones de 50 cm à 1 m de largeur, tu croises les passes (vertical puis horizontal) et tu termines toujours dans le sens des lames. Si tu dois faire une pause, choisis un coin naturel (angle de mur, bord de fenêtre) pour ne pas laisser une limite en plein milieu du panneau.
Entre la première et la deuxième couche, un léger égrenage au grain très fin (genre 220) permet d’enlever les petites poussières collées ou les micro-aspérités. Un coup de chiffon ou de microfibre, et tu repars sur une seconde couche beaucoup plus fluide. C’est souvent cette passe qui donne la véritable profondeur à la couleur et le côté « fini » à ton lambris.
Pour garder ces repères sous la main, tu peux te référer à cette mini-feuille de route :
- 🪜 Sous-couche : rainures au pinceau, lames au rouleau, finir dans le sens du bois.
- 🎨 Première couche de finition : travailler par zones, ne pas repasser sur une zone en train de sécher.
- 🧽 Égrenage léger : une fois bien sec, ponçage très fin + dépoussiérage.
- ✨ Deuxième couche de finition : application régulière, retrait du ruban de masquage avant séchage complet.
Sur un plafond lambrissé, le pistolet peut devenir ton meilleur allié. Il consomme plus de peinture, c’est vrai, mais il évite les traces de rouleau visibles à contre-jour. Tu travailles alors avec des gestes lents, parallèles aux lames, à distance constante. Toute la difficulté est en amont : bâcher méticuleusement le sol, les meubles, les murs contigus, comme on couvrirait un plan de travail avant de saupoudrer de farine.
Dernier détail qui change tout : la gestion des temps de séchage. Respecter les indications sur le pot, c’est accepter de laisser la peinture « prendre » sereinement. Trop se précipiter entre deux couches entraîne des risques de fripures, de marques ou d’adhérence moyenne. En pratique, profiter de ce temps pour aérer largement la pièce, s’hydrater, préparer les outils pour l’étape suivante est souvent le meilleur rythme.
Un lambris bien peint se reconnaît à distance : les lames semblent presque neuves, les rainures restent nettes sans bavures, la lumière glisse sans accrocher de traces de rouleau. Quand tu obtiens cet effet-là , tu sais que tes gestes ont payé.
Peindre un lambris verni ou PVC : limiter le ponçage sans sacrifier la tenue
Beaucoup de maisons construites entre les années 70 et 90 affichent encore des plafonds et des murs entiers en lambris verni. Quand on arrive dans ces intérieurs, la tentation est grande de tout arracher. Pourtant, en travaillant intelligemment, tu peux moderniser ces surfaces sans te lancer dans un ponçage intégral épuisant. L’idée n’est pas de supprimer la préparation, mais de la rendre plus astucieuse, grâce aux primaires d’accrochage modernes.
Sur un lambris verni en bon état, la première étape reste le lessivage. Les années de cuisine, de chauffage, de produits ménagers ont laissé une pellicule grasse et invisible qu’il faut absolument retirer. Ensuite vient un ponçage léger et homogène : tu passes partout avec un grain fin, juste pour matifier le vernis, le rendre satiné au lieu de brillant. Tu n’essaies pas de revenir au bois brut, tu cherches simplement une accroche mécanique.
La vraie différence avec une méthode plus ancienne, c’est l’utilisation d’un primaire spécial supports fermés. Ces produits sont formulés pour adhérer sur des surfaces peu poreuses : vernis, laques, PVC. Une fois appliqués, ils créent une sorte de couche intermédiaire qui accepte très bien la peinture de finition. Sur un lambris sombre et verni, ce primaire bloque aussi une partie de la teinte d’origine, ce qui évite de multiplier les couches de blanc.
Pour un lambris PVC, comme on en trouve souvent dans les salles de bain ou les cuisines, la recette est proche, avec encore plus de rigueur sur le dégraissage. Lessivage soigneux, ponçage très doux pour créer un « velours » en surface, puis primaire spécial PVC. L’erreur classique consiste à utiliser une sous-couche conçue pour le bois sur du PVC : l’adhérence tient quelques mois, puis la peinture se met à peler au moindre choc ou avec la vapeur.
Si tu cherches un compromis entre efficacité et énergie dépensée, garde en tête ce trio gagnant :
- 🧽 Lessiver systématiquement, surtout en cuisine ou salle de bain.
- 🪚 Poncer pour matifier, pas pour tout décaper.
- 🧴 Appliquer un primaire adapté au vernis ou au PVC avant la peinture.
Ce qu’il est raisonnable de limiter, c’est le ponçage profond, long et fatigant. Ce qu’il n’est pas raisonnable de zapper, c’est la petite abrasion de surface et le dégraissage. Les promesses de « sans ponçage » séduisent sur l’étiquette, mais sur le mur, c’est une autre histoire. Quand la peinture s’écaille autour des interrupteurs ou au-dessus de l’évier six mois plus tard, il est trop tard pour regretter le quart d’heure de ponçage économisé.
Pour t’aider à arbitrer, imagine ces quelques situations fréquentes :
- 🧱 Lambris verni sain au salon : ponçage léger, primaire, deux couches de finition. Tu gardes le confort sans te ruiner le dos.
- ⚠️ Lambris verni abîmé, cloques, rayures profondes : ici, un ponçage plus appuyé et des réparations locales sont incontournables.
- 🚿 Lambris PVC dans une petite salle d’eau : nettoyage + primaire spécial PVC sont non négociables pour résister à la vapeur.
- 🏡 Grand plafond lambrissé d’une pièce de vie : préparation soignée, pistolet pour le gain de temps, mais jamais au détriment de la base.
Quand tu acceptes cette dose minimale de préparation, tu gagnes en tranquillité pour plusieurs années. Le lambris verni qui pesait visuellement sur la pièce devient un support discret pour une peinture claire, et le PVC, souvent jugé « froid », se fond dans l’ensemble sans qu’on le remarque.
Alternatives à la peinture opaque : vernis, lasure ou lambris complètement lissé
Peindre un lambris ne signifie pas forcément effacer son histoire. Parfois, ce bois que tu trouves trop orangé ou trop foncé possède en réalité un très joli veinage qu’il serait dommage de cacher sous une couche bien opaque. Dans une maison ancienne de village, un escalier lambrissé, un plafond cathédrale ou un soubassement en bois massif méritent souvent une approche plus douce. C’est là qu’entrent en jeu le vernis et la lasure, deux options parfaites pour protéger et nuancer sans masquer.
Le vernis forme un film protecteur à la surface du bois. Il peut être totalement incolore, idéal pour conserver la teinte naturelle tout en renforçant la résistance aux taches et aux chocs, ou légèrement teinté pour réchauffer un bois un peu fade. Dans un couloir ou un escalier très fréquentés, un vernis satiné ou mat protège le lambris des coups tout en gardant cette sensation de matière vivante.
La lasure, elle, pénètre davantage dans le bois. Elle colore légèrement, laisse apparaître les veines, et crée une barrière contre l’humidité et les taches. Une lasure transparente accentue simplement le dessin du bois, une lasure teintée lui donne une nouvelle identité : chêne blanchi, miel, gris patiné, bois flotté… Dans un salon où l’on veut une atmosphère chaleureuse sans effet « chalet intégral », c’est souvent une excellente solution.
À l’inverse, il arrive que tu veuilles dire adieu à l’effet lambris et à ses rainures. Tu as peut-être un projet de pièce très épurée, avec un mur totalement lisse, mais tu n’as ni l’envie ni le budget pour déposer tout le revêtement. Il existe alors une technique radicale : remplir les rainures à l’enduit, poncer, puis peindre comme sur un mur classique. Le lambris reste en place, mais il devient invisible.
Concrètement, cela demande du temps et un peu de patience. Tu commences par appliquer un primaire pour stabiliser le support, puis tu remplis chaque rainure avec un enduit de rebouchage, en plusieurs passes si nécessaire pour éviter les fissures. Une fois bien sec, tu ponces jusqu’à obtenir une surface parfaitement lisse. Tu dépoussières, tu peux rajouter une fine passe d’enduit de lissage si besoin, puis tu peins avec la couleur et la finition de ton choix.
Selon ton projet, tu peux t’orienter vers l’une de ces finitions :
- ✨ Vernis incolore : parfait pour un lambris déjà joli qu’on veut simplement protéger.
- 🔥 Vernis teinté : donne plus de profondeur à un bois un peu pâle, idéal pour un salon ou une entrée.
- 🌿 Lasure transparente : garde beaucoup de veinage, ambiance très naturelle.
- 🎨 Lasure colorée : permet de jouer la couleur tout en conservant la lecture du bois.
- đź§± Enduit + peinture : solution pour un mur ultra contemporain, sans aucune rainure visible.
Le bon choix dépend de l’architecture du lieu, de la lumière, et du lien que tu veux garder avec le bois. Dans une maison de famille, conserver un lambris lasuré sur un pan de mur et peindre les autres en ton neutre crée un équilibre intéressant entre modernité et mémoire. Dans un petit appartement où chaque mètre carré compte, lisser totalement un mur lambrissé peut agrandir visuellement l’espace.
Quelle que soit la voie que tu choisis, l’essentiel est de faire un test sur une petite zone discrète avant de te lancer sur toute la pièce. Tu verras tout de suite comment le bois réagit, comment la couleur vit avec la lumière du matin et du soir, et tu gagneras en confiance pour la suite du chantier.
Faut-il toujours poncer un lambris avant de le peindre ?
Oui, un minimum de ponçage est fortement recommandé. Sur un bois brut ou déjà peint, un simple égrenage avec un grain fin suffit souvent à créer une accroche. Sur un lambris verni ou en PVC, il est indispensable de matifier la surface avant d’appliquer un primaire ou une peinture de rénovation, afin d’éviter les risques de décollement ou d’écaillage dans le temps.
Quelle peinture privilégier pour un lambris dans une salle de bain ?
Dans une salle de bain, l’humidité et les projections imposent une peinture résistante : une acrylique renforcée ou une glycéro satinée ou brillante sont adaptées. L’essentiel est d’utiliser une sous-couche compatible avec le support (bois ou PVC) et de bien ventiler la pièce pendant et après les travaux pour assurer un séchage sain et durable.
Comment éviter les traces de rouleau sur un lambris peint ?
Pour limiter les traces, il faut charger modérément le rouleau, croiser les passes, travailler par petites zones et toujours terminer dans le sens des lames de bois. Une deuxième couche homogène, précédée d’un léger égrenage une fois la première bien sèche, permet d’obtenir un rendu régulier, sans marques visibles à contre-jour.
Peut-on recouvrir un lambris foncé avec une peinture blanche ?
Oui, à condition d’utiliser un primaire opacifiant ou une sous-couche adaptée qui bloque la teinte d’origine. Sur un lambris très foncé ou verni, il est souvent nécessaire de passer une à deux couches de sous-couche, puis deux couches de blanc de finition pour obtenir un résultat parfaitement uniforme, sans remontée de couleur.
Combien de temps faut-il respecter entre deux couches de peinture sur lambris ?
Le délai dépend du produit et de la température ambiante, mais se situe en général entre 4 et 12 heures. Respecter ce temps de séchage est essentiel : si tu appliques la couche suivante sur une peinture encore fraîche, tu risques de provoquer des marques, des fripures et une moins bonne adhérence. Une bonne aération de la pièce aide beaucoup.


