Dans cette vidĂ©o, lâunivers dâAlexia Lepelletier se dĂ©voile entre crayons, aquarelles, tablette graphique et gourmandises dâexception. InstallĂ©e dans les Landes aprĂšs avoir grandi Ă Rochefort, lâillustratrice donne une forme visible aux idĂ©es de Nina MĂ©tayer, la cheffe pĂątissiĂšre rochelaise sacrĂ©e meilleure pĂątissiĂšre du monde en 2023. Leur histoire raconte une amitiĂ© de longue date, mais aussi un dialogue prĂ©cis entre deux mĂ©tiers : dâun cĂŽtĂ©, lâenvie dâun dessert, ses saveurs et son Ă©motion ; de lâautre, une image capable de guider la fabrication sans oublier les contraintes trĂšs concrĂštes de la pĂątisserie.
Ce travail ne consiste pas Ă dessiner un joli gĂąteau sur une feuille. Alexia Lepelletier imagine des volumes, des reliefs, des matiĂšres et des dĂ©tails qui devront rĂ©sister au moulage, au dĂ©moulage, au transport et, bien sĂ»r, Ă la dĂ©gustation. De la galette des rois aux crĂ©ations de NoĂ«l, de PĂąques ou de la Saint-Valentin, ses images participent Ă lâidentitĂ© visuelle des desserts vendus dans les boutiques de Nina MĂ©tayer Ă La Rochelle, sur lâĂźle de RĂ© et Ă Paris. Une rencontre inspirante entre lâartisanat dâart, la crĂ©ation locale landaise et la haute gourmandise.
| Peu de temps ? VoilĂ ce qu’il faut retenir : | Pourquoi câest important |
|---|---|
| đš Alexia Lepelletier transforme les idĂ©es de Nina MĂ©tayer en dessins dĂ©taillĂ©s. | Ces visuels permettent de se projeter avant de fabriquer le dessert en laboratoire. |
| đ„ź Tout a commencĂ© avec une galette des rois. | Un premier coup de main devenu une collaboration suivie sur les grandes collections saisonniĂšres. |
| đïž Un gĂąteau doit ĂȘtre beau, mais aussi tenir debout. | Le dessin intĂšgre les contraintes de volume, de moule et de fragilitĂ© dĂšs les premiĂšres esquisses. |
| đ Son activitĂ© reste solidement ancrĂ©e dans les Landes. | Affiches, ateliers dâaquarelle et projets avec les collectivitĂ©s nourrissent une pratique artistique trĂšs ouverte. |
Alexia Lepelletier et Nina Métayer : une amitié qui dessine la pùtisserie autrement
Avant les bĂ»ches spectaculaires et les crĂ©ations de fĂȘte, il y a une histoire simple : deux jeunes femmes qui se rencontrent au lycĂ©e Ă La Rochelle. Alexia Lepelletier et Nina MĂ©tayer se connaissent depuis cette pĂ©riode oĂč les vocations se cherchent encore. Chacune a ensuite suivi sa route, sans perdre ce lien dâamitiĂ© qui compte lorsquâil faut imaginer, essayer, se tromper puis recommencer.
Alexia sâest orientĂ©e vers les arts appliquĂ©s aprĂšs un bac littĂ©raire avec option arts plastiques. Elle a poursuivi avec un BTS design dâespace Ă Bordeaux, une formation qui aide Ă penser les formes, les usages, les volumes et la circulation dans un lieu. Ce bagage se ressent aujourdâhui dans son approche : lorsquâelle dessine une pĂątisserie, elle ne sâarrĂȘte pas Ă la façade. Elle pense lâobjet, ses proportions et la maniĂšre dont il prendra place sur une table ou dans une vitrine.
Nina MĂ©tayer, de son cĂŽtĂ©, sâest imposĂ©e dans lâunivers de la haute pĂątisserie avec une signature sensible, dĂ©licate et trĂšs construite. Le titre de meilleure pĂątissiĂšre du monde obtenu en 2023 a renforcĂ© sa visibilitĂ© internationale, sans effacer ce rapport direct au produit et aux saisons. Cette proximitĂ© entre une cheffe et une illustratrice devient alors une vraie force : lâune formule une intention gourmande, lâautre la traduit dans un langage visuel comprĂ©hensible par toute une Ă©quipe.
De la premiÚre galette des rois à une collection de créations sucrées
Le premier projet est nĂ© autour dâune galette des rois. Au dĂ©part, Alexia donne simplement un coup de main Ă son amie. Puis lâexpĂ©rience se rĂ©pĂšte lâannĂ©e suivante, et encore aprĂšs. Petit Ă petit, le rendez-vous de lâĂpiphanie devient un terrain dâexpĂ©rimentation rĂ©gulier. Câest souvent ainsi que les collaborations les plus solides sâinstallent : sans stratĂ©gie artificielle, par la confiance et la qualitĂ© du travail livrĂ©.
Cette Ă©volution a ouvert la voie Ă des desserts pour NoĂ«l, PĂąques, la FĂȘte des mĂšres, la Saint-Valentin et lâĂpiphanie. DerriĂšre ces temps forts, il y a une rĂ©alitĂ© que tu connais peut-ĂȘtre si tu regardes les vitrines de pĂątisserie : chaque saison possĂšde ses codes. NoĂ«l appelle la lumiĂšre, la neige, les souvenirs de forĂȘt ou les textures rĂ©confortantes. PĂąques invite davantage au renouveau, aux fleurs et aux couleurs. La Saint-Valentin demande un Ă©quilibre subtil pour Ă©viter le clichĂ©.
- ⚠Une idée de départ : Nina Métayer partage un croquis, une inspiration ou une sensation recherchée.
- đïž Une mise en image : Alexia prĂ©cise les volumes, les teintes, les dĂ©cors et les rapports dâĂ©chelle.
- đ§ Une validation collective : lâĂ©quipe pĂątissiĂšre vĂ©rifie que le projet peut passer du papier au laboratoire.
- đ§ Une fabrication adaptĂ©e : les moules et les Ă©lĂ©ments techniques sont ensuite dĂ©veloppĂ©s pour permettre la production.
Ce duo rappelle une Ă©vidence : en gastronomie, lâesthĂ©tique ne sert pas seulement Ă faire joli sur une photo. Elle donne envie, raconte une saison et prĂ©pare le geste de dĂ©gustation. Une galette au dessin vĂ©gĂ©tal ou une bĂ»che aux lignes aĂ©riennes nâenvoie pas le mĂȘme message quâun entremets massif et trĂšs gĂ©omĂ©trique. Le visuel devient une premiĂšre bouchĂ©e, celle que lâon prend avec les yeux.
Dans les Landes, oĂč le rapport Ă la nature et aux savoir-faire reste particuliĂšrement vivant, cette alliance rĂ©sonne naturellement. Alexia vit dans la rĂ©gion depuis plusieurs annĂ©es et y dĂ©ploie une grande part de son activitĂ©. Son regard nourrit une crĂ©ation douce, inspirĂ©e par les paysages, les fleurs, lâocĂ©an et les dĂ©tails observĂ©s au quotidien. La force de cette collaboration tient donc autant Ă leur histoire commune quâĂ leur capacitĂ© Ă faire circuler une idĂ©e dâun carnet de croquis jusquâĂ la vitrine.

Illustratrice de pùtisserie : comment un dessin devient un gùteau de Nina Métayer
Le travail dâAlexia Lepelletier commence gĂ©nĂ©ralement par un Ă©change. Nina MĂ©tayer peut prĂ©senter un croquis rapide, une silhouette, une rĂ©fĂ©rence vĂ©gĂ©tale ou lâidĂ©e dâun dĂ©cor. Ă ce moment-lĂ , tout nâest pas encore fixĂ©. Il y a une intention, parfois trĂšs prĂ©cise, mais il faut encore lui donner de la lisibilitĂ©. Câest ici que lâillustratrice intervient : elle rend le projet visible, cohĂ©rent et suffisamment dĂ©taillĂ© pour que chacun puisse se reprĂ©senter le rĂ©sultat.
Avec ses crayons, ses pinceaux dâaquarelle et les outils numĂ©riques, elle compose une image plus aboutie. La main garde une place essentielle dans sa pratique, notamment pour trouver une ligne spontanĂ©e, un mouvement ou une texture. La tablette graphique, elle, permet de reprendre une couleur, dâajuster une ombre, de tester un relief ou de prĂ©senter un rendu net Ă lâĂ©quipe. Ces deux approches ne sâopposent pas : elles se complĂštent avec beaucoup de bon sens.
Passer du rĂȘve Ă un objet qui rĂ©siste
Le dĂ©fi principal est technique. Une pĂątisserie dessinĂ©e Ă plat sur un Ă©cran peut sembler lĂ©gĂšre, fine, presque irrĂ©elle. Dans le rĂ©el, elle doit pourtant supporter son propre poids, ĂȘtre manipulĂ©e par les Ă©quipes, parfois voyager, puis arriver intacte chez la personne qui lâachĂšte. La crĂ©ation sucrĂ©e se rapproche alors de la petite architecture : il faut prĂ©voir des points dâappui, des Ă©paisseurs, une base stable et des Ă©lĂ©ments qui ne se brisent pas au dĂ©moulage.
Imaginons une tuile trĂšs fine posĂ©e sur une mousse. Sur lâillustration, elle peut se dĂ©ployer comme un pĂ©tale ou un morceau de dentelle. En laboratoire, il faut dĂ©finir son diamĂštre, sa courbure, son emplacement et sa rĂ©sistance. Si elle est trop fine, elle casse. Si elle est trop Ă©paisse, elle perd son Ă©lĂ©gance. Si elle est mal positionnĂ©e, elle alourdit lâensemble. Le dessin devient donc un outil de dialogue entre la vision artistique et les gestes des pĂątissiers.
Une fois la proposition validĂ©e, les Ă©quipes peuvent crĂ©er des moules, notamment grĂące Ă lâimpression 3D. Cette Ă©tape ne remplace pas le savoir-faire manuel : elle sert Ă fabriquer un outil adaptĂ© Ă une forme singuliĂšre. Ensuite, il faut tester les matiĂšres, le chocolat, les mousses, les biscuits, les dĂ©cors ou les glaçages. Un mĂȘme volume ne rĂ©agit pas de la mĂȘme maniĂšre selon la recette, la tempĂ©rature et le temps de prise.
| Ătape de crĂ©ation | Ce quâAlexia Lepelletier apporte | Le point de vigilance |
|---|---|---|
| đ Inspiration | Elle traduit une Ă©motion ou une rĂ©fĂ©rence en premiĂšres pistes visuelles. | Garder le lien avec les saveurs imaginĂ©es par la cheffe. |
| đš Illustration | Elle travaille les couleurs, les dĂ©tails et le relief du futur dessert. | Ne pas crĂ©er un dĂ©cor impossible Ă produire. |
| đ§ Prototype | Le dessin sert de repĂšre aux Ă©quipes chargĂ©es des essais. | Adapter les lignes Ă la matiĂšre et au dĂ©moulage. |
| đ° Dessert final | Elle voit son dessin devenir un objet gourmand Ă part entiĂšre. | PrĂ©server la finesse visuelle Ă grande Ă©chelle. |
Ce processus demande aussi dâaccepter les essais imparfaits. Il peut y avoir de la casse, un dĂ©cor qui ne tient pas ou une proportion qui ne fonctionne pas. Lâerreur nâest pas un Ă©chec dĂ©finitif : elle renseigne sur ce que la matiĂšre autorise. Câest une leçon prĂ©cieuse pour tous les crĂ©atifs, pĂątissiers comme graphistes : une bonne idĂ©e devient forte lorsquâelle rencontre les contraintes au lieu de les ignorer.
Pour toi qui observes un dessert dâauteur, le dĂ©tail Ă retenir est simple : derriĂšre une impression de lĂ©gĂšretĂ©, il y a souvent un long travail de construction. Un gĂąteau rĂ©ussi est celui qui garde son Ă©motion visuelle sans jamais oublier la rĂ©alitĂ© de la main, du moule et de la dĂ©gustation.
La bĂ»che Flocon de NoĂ«l : quand lâillustration devient une expĂ©rience Ă dĂ©guster
Parmi les projets menĂ©s avec Nina MĂ©tayer, la bĂ»che Flocon de NoĂ«l 2023 illustre particuliĂšrement bien lâapport dâAlexia Lepelletier. Son dĂ©cor Ă©voquait des tuiles lĂ©gĂšres, presque flottantes, posĂ©es sur une mousse Ă la vanille. Lâimpression gĂ©nĂ©rale Ă©tait celle dâun dessert traversĂ© par la lumiĂšre, entre neige dĂ©licate, dentelle pĂątissiĂšre et mouvement aĂ©rien.
Ce type de crĂ©ation montre Ă quel point une pĂątisserie peut ĂȘtre pensĂ©e comme une scĂšne. Le regard dĂ©couvre dâabord le sommet, puis les lignes, les ombres et les superpositions. Ensuite seulement viennent les arĂŽmes, les textures et le contraste des tempĂ©ratures. Ce parcours nâa rien de superficiel : il fait partie intĂ©grante du plaisir. Un beau gĂąteau ne remplace jamais une recette savoureuse, mais il installe une attention particuliĂšre avant mĂȘme le premier coup de fourchette.
La délicatesse visuelle doit rester lisible en vitrine
La difficultĂ©, avec un dĂ©cor aussi fin, consiste Ă conserver son effet Ă plusieurs distances. De prĂšs, on doit pouvoir apprĂ©cier la texture et la prĂ©cision du travail. Ă quelques mĂštres, dans une boutique, la silhouette doit rester identifiable sans paraĂźtre confuse. Sur une photo, enfin, les dĂ©tails doivent porter lâidentitĂ© du dessert sans nĂ©cessiter dâexplication. Alexia travaille donc une composition complĂšte : ce que tu vois nâest jamais laissĂ© au hasard.
Le rĂ©cit liĂ© Ă cette bĂ»che est aussi celui dâune surprise. Lâillustratrice avait conçu les tuiles et la base, mais nâavait pas encore dĂ©couvert lâassemblage final. Voir le dessin prendre vie, puis pouvoir le goĂ»ter, crĂ©e une sensation assez rare. Câest le moment oĂč une crĂ©ation graphique cesse dâĂȘtre une projection pour devenir un objet rĂ©el, Ă©phĂ©mĂšre et gourmand. Une affiche demeure sur un mur ; une pĂątisserie, elle, disparaĂźt aprĂšs avoir offert une expĂ©rience.
Cette dimension Ă©phĂ©mĂšre rend le mĂ©tier passionnant. Chaque saison remet les compteurs Ă zĂ©ro. Il faut trouver une nouvelle histoire sans rĂ©pĂ©ter mĂ©caniquement les codes prĂ©cĂ©dents. Pour une collection de NoĂ«l, par exemple, lâenjeu nâest pas de multiplier les flocons ou les dorures. Il faut inventer une atmosphĂšre qui parle au public tout en restant fidĂšle au style de la maison : naturel, floral, sensible, dĂ©licat et lumineux.
La haute pĂątisserie contemporaine dialogue beaucoup avec les arts visuels. On y retrouve des rĂ©fĂ©rences Ă la mode, Ă la sculpture, au design produit ou Ă la botanique. Pourtant, le dessert garde une contrainte que les autres disciplines nâont pas toujours : il doit ĂȘtre bon. Chez Nina MĂ©tayer, lâimage et le goĂ»t avancent ensemble. Si le dĂ©cor fait rĂȘver mais gĂȘne la dĂ©gustation, il perd son sens. Si la recette est excellente mais que le visuel ne raconte rien, lâexpĂ©rience semble incomplĂšte.
Pour mieux observer une pĂątisserie de ce niveau, tu peux adopter un rĂ©flexe trĂšs simple lors dâune prochaine dĂ©gustation : prendre quelques secondes avant de couper. Regarde la base, les Ă©lĂ©ments posĂ©s sur le dessus, les courbes, les couleurs, puis demande-toi ce que ce dĂ©cor cherche Ă Ă©voquer. Une fleur ? Une vague ? Une Ă©toffe ? Une trace de givre ? Cette attention ne rend pas le dessert plus compliquĂ© ; elle le rend plus vivant.
La bĂ»che Flocon de NoĂ«l rappelle quâune illustration rĂ©ussie ne se contente pas de dĂ©corer un gĂąteau : elle donne une direction Ă lâĂ©motion, tout en respectant le plaisir trĂšs concret de la premiĂšre bouchĂ©e.
Ce regard sur les volumes ouvre naturellement vers lâautre facette dâAlexia Lepelletier : une artiste qui ne se limite pas aux pĂątisseries et qui fait rayonner son trait depuis la cĂŽte landaise.
Alexia Lepelletier Ă Hossegor et Capbreton : une illustratrice landaise aux projets multiples
Vivant dans les Landes depuis neuf ans, Alexia Lepelletier a construit un univers reconnaissable qui dĂ©passe largement la pĂątisserie. Ă Hossegor, Capbreton et dans plusieurs communes du territoire, son travail circule sur des affiches, des supports de communication, des illustrations commandĂ©es et des projets liĂ©s Ă la vie locale. Ce lien au territoire est prĂ©cieux : il Ă©vite de rĂ©duire lâartiste Ă une seule collaboration, mĂȘme aussi prestigieuse soit-elle.
Son style sâappuie sur une sensibilitĂ© graphique volontiers vĂ©gĂ©tale, colorĂ©e et lumineuse. Il peut Ă©voquer la douceur dâune fleur, lâĂ©nergie dâun littoral ou le rythme dâune fĂȘte populaire. Dans une rĂ©gion oĂč les saisons touristiques, les marchĂ©s, les traditions et les rendez-vous culturels structurent fortement la vie quotidienne, cette capacitĂ© Ă traduire une ambiance devient un vĂ©ritable savoir-faire.
De lâaffiche des FĂȘtes de Dax 2026 aux ateliers dâaquarelle
En 2026, Alexia Lepelletier signe notamment lâaffiche des FĂȘtes de Dax. Ce type de commande est trĂšs diffĂ©rent du design dâun dessert : il faut crĂ©er une image capable de rassembler, de sâafficher en grand format et dâĂȘtre comprise par des publics trĂšs variĂ©s. Lâaffiche doit porter une Ă©nergie collective tout en gardant une vraie personnalitĂ© artistique. Câest un exercice oĂč lâĂ©quilibre entre identitĂ© locale et crĂ©ation contemporaine est essentiel.
Elle travaille Ă©galement avec plusieurs mairies landaises. Pour les collectivitĂ©s, faire appel Ă une illustratrice nâest pas seulement une affaire de dĂ©coration. Une image originale permet de sortir des visuels standardisĂ©s, de valoriser un Ă©vĂ©nement et de crĂ©er un attachement plus immĂ©diat. Un habitant reconnaĂźt un lieu, une couleur ou un dĂ©tail culturel ; un visiteur, lui, reçoit dĂ©jĂ une premiĂšre impression du territoire.
Ses ateliers dâaquarelle, notamment organisĂ©s Ă Capbreton, ajoutent une dimension de transmission. Lors dâun rendez-vous crĂ©atif, lâobjectif nâest pas de produire une Ćuvre parfaite Ă encadrer dĂšs la premiĂšre sĂ©ance. Il sâagit plutĂŽt dâobserver, de mĂ©langer les couleurs, de tester le geste et de retrouver le plaisir de faire. Un atelier consacrĂ©, par exemple, Ă la coquille Saint-Jacques peut devenir un prĂ©texte joyeux pour travailler les nuances nacrĂ©es, les formes organiques et les jeux dâeau.
- đș Les affiches : elles racontent un rendez-vous, une ville ou une saison avec un langage visuel immĂ©diat.
- đŒïž Les illustrations en vente : elles font entrer un morceau de paysage ou de quotidien dans la maison.
- đ§ Les ateliers : ils rendent la pratique artistique accessible, loin de lâidĂ©e quâil faudrait dĂ©jĂ savoir dessiner.
- đïž Les projets locaux : ils donnent une identitĂ© plus incarnĂ©e aux initiatives des communes et des acteurs du territoire.
Cette polyvalence est une richesse, car elle permet de nourrir les projets entre eux. La prĂ©cision requise par la pĂątisserie peut affiner un regard sur le dĂ©tail. Les ateliers, eux, entretiennent une spontanĂ©itĂ© et un contact direct avec les participants. Les affiches obligent Ă penser Ă lâĂ©chelle dâune rue, dâune ville ou dâun Ă©vĂ©nement. Ă chaque fois, le support change, mais le fil reste le mĂȘme : crĂ©er une image qui provoque une Ă©motion claire.
Pour les artisans, restaurateurs ou producteurs locaux, cet itinĂ©raire est aussi inspirant. Travailler avec un illustrateur peut aider Ă mieux raconter une identitĂ©, Ă condition de ne pas demander un simple « joli visuel ». Il faut partager son histoire, ses produits, ses valeurs et ses contraintes. Une image forte naĂźt souvent dâun Ă©change honnĂȘte, pas dâun cahier des charges rempli de formules toutes faites.
Pourquoi le regard dâAlexia Lepelletier inspire la gastronomie et les artisans du Sud-Ouest
Le parcours dâAlexia Lepelletier intĂ©resse bien au-delĂ des amateurs de pĂątisserie. Il montre comment la crĂ©ation visuelle peut accompagner les mĂ©tiers de bouche sans les dĂ©naturer. Dans le Sud-Ouest, oĂč les producteurs, les marchĂ©s et les adresses de caractĂšre sont nombreux, lâenjeu est souvent le mĂȘme : rendre une histoire visible sans tomber dans le folklore ou les images toutes prĂȘtes.
Un bon dessin, une affiche cohĂ©rente ou un emballage sensible peuvent aider Ă crĂ©er ce lien. Mais ils ne doivent jamais masquer lâessentiel. Si une boulangerie utilise un univers fleuri, il faut que ce choix corresponde Ă son travail, Ă ses recettes ou Ă son ancrage. Si un chocolatier revendique une inspiration ocĂ©anique, ses couleurs et ses formes doivent raconter quelque chose de vrai. Câest exactement ce que permet une dĂ©marche comme celle dâAlexia : partir dâune intention rĂ©elle, puis lui donner une forme juste.
Ce que les professionnels peuvent retenir de cette collaboration créative
La premiÚre leçon est de prendre le temps du dialogue. Nina Métayer ne demande pas seulement une exécution graphique ; elle partage une vision, un croquis, des inspirations. Alexia ne livre pas un visuel isolé ; elle apporte une interprétation, pose des volumes et aide à rendre le projet réalisable. Cette circulation des idées évite bien des malentendus et produit une identité plus singuliÚre.
La deuxiĂšme leçon concerne les contraintes. Dans les mĂ©tiers artisanaux, elles sont parfois perçues comme des freins. Pourtant, elles deviennent souvent le moteur de la crĂ©ativitĂ©. Un gĂąteau fragile impose une autre structure. Une petite production oblige Ă simplifier un dĂ©cor. Un budget limitĂ© incite Ă choisir une technique forte au lieu dâempiler les effets. Le rĂ©sultat est souvent plus lisible, plus durable et plus personnel.
Enfin, le parcours de lâillustratrice rappelle quâil est possible de mener plusieurs activitĂ©s sans se disperser, Ă condition dâavoir un univers et une mĂ©thode. Dessiner pour une cheffe, concevoir une affiche, vendre des crĂ©ations ou animer un atelier sont des projets diffĂ©rents. Ils se rejoignent toutefois dans un mĂȘme rapport Ă la couleur, Ă la nature, Ă la composition et au plaisir de transmettre.
Pour les particuliers, cette histoire donne aussi envie de regarder autrement les crĂ©ations locales. Quand tu achĂštes une affiche chez un artiste, une pĂątisserie de saison ou une piĂšce artisanale, tu soutiens un ensemble de compĂ©tences rarement visibles au premier coup dâĆil. Il y a le temps de recherche, les essais, les ratĂ©s, lâattention aux matĂ©riaux et le souci du dĂ©tail. Ce sont ces couches invisibles qui donnent de la valeur Ă un objet.
Alexia envisage par ailleurs de dĂ©velopper la peinture traditionnelle et de rĂ©aliser de grandes fresques. Cette envie paraĂźt cohĂ©rente avec son parcours. AprĂšs avoir travaillĂ© des surfaces rĂ©duites, des feuilles, des affiches et des desserts, passer au mur permettrait dâexplorer une autre Ă©chelle, plus immersive. Une fresque dans un lieu gourmand, un hĂŽtel, une boutique ou un espace public pourrait prolonger naturellement sa maniĂšre de mettre en scĂšne le vĂ©gĂ©tal et les formes organiques.
La vidĂ©o consacrĂ©e Ă son travail mĂ©rite donc dâĂȘtre regardĂ©e comme une fenĂȘtre sur les coulisses de la crĂ©ation. Elle montre quâentre une idĂ©e et une vitrine, il y a des regards qui se rĂ©pondent. La prochaine fois que tu croises une crĂ©ation sucrĂ©e remarquable ou une affiche locale qui te touche, garde cette idĂ©e en tĂȘte : lâĂ©motion naĂźt souvent dâun dĂ©tail longuement dessinĂ©.
Qui est Alexia Lepelletier ?
Alexia Lepelletier est une illustratrice et graphiste originaire de Rochefort, installĂ©e dans les Landes. Elle dĂ©veloppe des affiches, illustrations, projets pour des collectivitĂ©s et ateliers dâaquarelle, tout en collaborant avec la cheffe Nina MĂ©tayer pour le design de ses pĂątisseries.
Quel est le rĂŽle dâAlexia Lepelletier auprĂšs de Nina MĂ©tayer ?
Elle met en images les intentions de la cheffe : formes, reliefs, couleurs et décors des desserts. Ses illustrations servent à visualiser les projets avant les essais techniques et la fabrication des moules.
Comment leur collaboration a-t-elle commencé ?
Leur travail commun a dĂ©butĂ© autour dâune galette des rois. Ce premier projet a ouvert la voie Ă des crĂ©ations pour lâĂpiphanie, NoĂ«l, PĂąques, la FĂȘte des mĂšres et la Saint-Valentin.
Pourquoi faut-il un illustrateur pour concevoir un gĂąteau ?
Lâillustration aide Ă anticiper le rĂ©sultat final, Ă harmoniser le dĂ©cor et Ă discuter des contraintes de fabrication. Un dessert en volume doit ĂȘtre esthĂ©tique, stable, dĂ©moulable et agrĂ©able Ă dĂ©guster.
OĂč retrouver lâunivers dâAlexia Lepelletier dans les Landes ?
Son univers se dĂ©couvre Ă travers ses affiches, ses illustrations en ligne, ses projets avec des communes landaises et ses ateliers dâaquarelle, notamment autour de Capbreton et Hossegor.


