Hôtellerie-restauration : Franck Chaumès, le Bordelais, en lice pour prendre la relève de Thierry Marx à la présidence de l’Umih

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Le 13 octobre 2026, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, plus connue sous le nom d’Umih, doit désigner la personne qui prendra la suite de Thierry Marx. Dans cette élection très suivie par les cafés, hôtels, restaurants, établissements de nuit et traiteurs, un nom venu de Bordeaux s’impose dans le débat : Franck Chaumès, restaurateur et président de la branche restauration de l’organisation.

L’enjeu dépasse largement les couloirs d’un syndicat professionnel. Avec des coûts de production qui pèsent, des habitudes de consommation qui changent et une concurrence qui se joue autant dans la rue que sur les plateformes, la future présidence devra porter une parole solide. Pour toi qui suis l’actualité gourmande du Sud-Ouest, cette campagne raconte aussi ce qui attend concrètement les tables de quartier, les hôtels familiaux et les producteurs qui travaillent avec eux.

Peu de temps ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir : Ce que cela change
✅ Franck Chaumès est candidat à la présidence nationale de l’Umih. 📍 Le Bordelais veut défendre une organisation davantage connectée aux réalités du terrain.
✅ L’élection est prévue le 13 octobre 2026. 🗳️ Les présidents des fédérations départementales seront appelés à voter.
✅ Brice Sannac, hôtelier-restaurateur à Perpignan, est également en lice. 🤝 Deux visions de la gouvernance et de la mobilisation des adhérents se confrontent.
✅ Le secteur fait face à des fermetures, à l’inflation et à la montée des plateformes. 🍽️ Les décisions nationales peuvent peser sur la TVA, les titres-restaurant ou les règles du fait maison.

Franck Chaumès à la présidence de l’Umih : une candidature bordelaise ancrée dans le réel

Franck Chaumès ne débarque pas de nulle part dans cette campagne. À 60 ans, le restaurateur bordelais connaît les rouages de l’Umih, dont il dirige déjà la branche restauration au niveau national. Il préside aussi l’Umih Gironde, un poste qui l’a placé depuis longtemps au contact des patrons de restaurants, des indépendants et de tous ceux qui font tourner l’hospitalité locale, du comptoir du matin au dernier service du soir.

Sa candidature a été rendue publique au début de l’été sur LinkedIn, après un échange avec Thierry Marx. Le chef avait confirmé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat. Franck Chaumès se présente avec Valentin Prudon, président de l’Umih Corrèze et Creuse, hôtelier engagé dans ses territoires. Le duo affiche une volonté : combiner l’expérience de la restauration urbaine et la réalité d’entreprises implantées dans des zones moins denses, où le recrutement, la saisonnalité et l’accès aux fournisseurs prennent souvent une autre dimension.

À Bordeaux, son parcours est associé à la société BCC et à une manière très opérationnelle de penser le métier. Dans un restaurant, l’expérience ne tient pas uniquement à une assiette réussie. Elle se joue dans l’accueil, dans un service qui ne laisse pas le client attendre sans information, dans une équipe assez nombreuse pour ne pas s’épuiser, dans une cuisine qui maîtrise ses achats. Ce sont précisément ces détails, parfois invisibles pour le convive, qui deviennent explosifs quand les marges se réduisent.

Une vision de patron-restaurateur qui part du service

Imagine Léa, gérante d’un bistrot de vingt couverts à Arcachon. Elle doit répondre aux messages de réservation, assurer les plannings, composer avec l’absence imprévue d’un serveur et négocier la hausse du prix de certains produits. Sa journée n’a rien d’abstrait. Lorsque l’Umih intervient sur les titres-restaurant, les charges, la TVA ou les règles applicables aux plateformes, c’est son équilibre qui se retrouve concerné.

La candidature de Franck Chaumès s’inscrit dans ce type de réalité. Son discours vise un syndicat capable de défendre les professionnels sans perdre de vue les contraintes quotidiennes. Cela suppose une ligne claire sur les coûts, mais aussi une capacité à rassembler des métiers aux besoins différents : un hôtel familial des Landes ne fonctionne pas comme une brasserie de centre-ville, et une discothèque n’a pas le même calendrier qu’un restaurant ouvert à l’année.

Cette proximité avec le terrain peut parler au Sud-Ouest, où le tourisme se nourrit d’adresses sincères et de savoir-faire locaux. Un menu bien pensé devient plus solide lorsqu’il s’appuie sur les saisons, les producteurs et un prix cohérent. Les lecteurs qui aiment découvrir les initiatives locales peuvent d’ailleurs retrouver l’esprit de ces circuits courts dans le parcours d’une vigneronne de Bergerac-Duras, où l’ancrage territorial se construit bien au-delà de l’étiquette d’une bouteille.

  • 🍷 DĂ©fendre les indĂ©pendants face aux dĂ©cisions nationales qui touchent la trĂ©sorerie.
  • 👥 Valoriser les mĂ©tiers pour attirer et garder des Ă©quipes formĂ©es.
  • 🍽️ PrĂ©server la restauration traditionnelle dans un marchĂ© oĂą les modèles rapides progressent.
  • 📣 Faire remonter les besoins des dĂ©partements plutĂ´t que laisser Paris dĂ©cider seul.
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Cette élection ne se résume donc pas à une bataille de personnalités. Elle interroge le modèle de représentation que souhaitent les professionnels : une maison syndicale visible médiatiquement, oui, mais surtout utile quand il faut répondre à un contrôle, recruter un apprenti ou absorber une flambée de matières premières. Le point fort de Franck Chaumès tient à cette promesse de pragmatisme, forgée dans les contraintes concrètes de l’exploitation.

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Élection Umih 2026 : comprendre le poids du syndicat dans l’hôtellerie-restauration

Pour mesurer l’importance de cette succession, il faut regarder ce qu’est l’Umih. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie rassemble environ 35 000 adhérents, alors que l’ensemble du secteur compte près de 220 000 établissements en France. Avec ses 106 fédérations départementales, elle fait partie des organisations patronales sectorielles les plus structurées du pays, derrière la Capeb et la Fédération française du bâtiment. Son concurrent direct, le Groupement des hôtelleries et restaurateurs de France, réunit de son côté environ 15 000 membres.

Ces chiffres ne sont pas là pour décorer une campagne. Ils donnent une idée de la diversité que doit représenter le prochain président : hôtels indépendants, restaurants traditionnels, cafés, établissements de nuit, traiteurs, plages privées, saisonniers ou entreprises installées à l’année. Un même texte réglementaire n’a pas toujours le même effet sur ces activités. La hausse d’une taxe de séjour peut inquiéter un hébergeur, tandis qu’un restaurateur regardera d’abord le coût de ses denrées, son taux de remplissage et la façon dont les titres-restaurant sont utilisés.

Un vote organisé par le réseau départemental

La mécanique électorale repose sur les présidents des fédérations départementales, appelés à voter le 13 octobre 2026. Avant cela, le conseil de surveillance doit valider puis annoncer la liste définitive des candidats. Ce fonctionnement donne un poids décisif aux territoires. Les équipes locales ne sont pas de simples relais administratifs : elles accompagnent les adhérents sur le droit du travail, les relations avec les préfectures, les collectivités, les questions de sécurité ou l’organisation de grandes périodes touristiques.

Pour un hôtelier de Hossegor ou un restaurateur du bassin d’Arcachon, l’intérêt d’une fédération active se vérifie souvent lors d’un problème très simple : une règle nouvelle à comprendre, une difficulté de recrutement avant l’été ou un échange tendu avec une administration. Les professionnels ont besoin d’interlocuteurs qui parlent leur langue, sans les noyer dans des formules. Voilà pourquoi la question de la gouvernance se retrouve au cœur de la campagne.

Brice Sannac, hôtelier-restaurateur perpignanais de 36 ans et coprésident de l’Umih Occitanie, se présente lui aussi avec une ligne affirmée. Accompagné de Céline Viale, restauratrice de 54 ans candidate à la vice-présidence, il critique une organisation qu’il juge trop verticale. Leur proposition vise à donner davantage de souffle aux fédérations de terrain, à recruter de nouveaux adhérents et à mieux valoriser les métiers auprès des jeunes.

Repère Donnée utile Lecture pour les professionnels
🏨 Adhérents Umih Environ 35 000 Un réseau important, mais qui doit encore convaincre de nombreux établissements.
🍴 Établissements du secteur Environ 220 000 La représentation patronale reste un enjeu de mobilisation majeur.
📍 Fédérations départementales 106 Le vote et l’action syndicale s’appuient d’abord sur les territoires.
🗓️ Élection 13 octobre 2026 Un rendez-vous clé à l’approche de la séquence présidentielle de 2027.

Thierry Marx, en prenant la présidence fin 2022 après Roland Héguy, avait apporté une forte visibilité médiatique à l’organisation. Chef reconnu, patron du restaurant parisien Onor et ancien chef doublement étoilé au Mandarin Oriental, il a aussi rendu l’Umih plus identifiable auprès du grand public et des jeunes. Ce gain d’image ne doit pas être minimisé : dans des métiers qui cherchent des bras, mieux faire connaître les parcours possibles est déjà une forme d’action.

Le futur président devra toutefois transformer cette visibilité en résultats lisibles pour les adhérents. Une fédération est forte quand elle attire, écoute et rend des services concrets. Le vrai sujet n’est pas seulement de gagner l’élection : c’est de faire sentir, dans chaque département, qu’adhérer change vraiment la donne.

Hôtellerie-restauration : les urgences que le prochain président de l’Umih devra défendre

Les candidatures de Franck Chaumès et de Brice Sannac s’inscrivent dans une période difficile pour les professionnels. Le secteur évoque 25 fermetures par jour, un signal préoccupant qui ne doit pas être lu comme un simple indicateur comptable. Derrière chaque rideau baissé, il peut y avoir une équipe dispersée, un producteur qui perd un débouché, une rue commerçante qui s’appauvrit ou un village qui voit disparaître son dernier lieu de vie.

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Les causes s’additionnent. Le pouvoir d’achat des clients impose des arbitrages : moins de sorties, une formule plutôt qu’un menu complet, parfois l’abandon du dessert ou de la bouteille de vin. En face, les patrons composent avec l’augmentation des matières premières, l’énergie, les assurances, les loyers et le coût du travail. Ce n’est pas une opposition entre restaurateurs et consommateurs. Chacun cherche à tenir son budget, avec des contraintes différentes.

Faire face aux nouveaux usages sans brader le métier

La montée de la restauration rapide et des plateformes de livraison modifie profondément le paysage. Un client peut comparer un plat livré en quelques secondes, souvent sans percevoir la différence entre une cuisine réellement faite sur place, un assemblage ou une offre standardisée. Or un restaurant indépendant assume une salle, un personnel, des charges fixes et une relation directe avec son quartier. Il ne joue pas avec les mêmes règles qu’une cuisine virtuelle conçue uniquement pour la livraison.

Franck Chaumès comme Brice Sannac placent la défense du secteur au premier plan, même si leurs méthodes diffèrent. Le candidat d’Occitanie souhaite notamment mieux encadrer la concurrence des plateformes, défendre la notion de restaurant et envisager un fonds de solidarité paritaire face aux crises climatiques. Cette dernière idée mérite de l’attention : une inondation, un incendie, une canicule prolongée ou une tempête ne touchent plus seulement l’agriculture. Ils peuvent interrompre une saison, réduire les réservations et fragiliser l’approvisionnement.

Dans le Sud-Ouest, cet enjeu est très concret. Une table qui privilégie les asperges, les poissons de la côte, les légumes d’un maraîcher voisin ou les vins de proximité construit une offre plus vivante, mais elle dépend aussi d’une chaîne locale vulnérable aux aléas. La gastronomie n’est jamais séparée de son territoire. C’est ce qui rend les démarches artisanales si précieuses, comme le montre l’engagement d’une adresse bordelaise autour du bio : derrière un bon produit, il y a des choix d’achat, de saison et de cohérence.

  1. 💶 Surveiller les coûts réels : fiches techniques, portions et négociation fournisseurs doivent être actualisées régulièrement.
  2. 📱 Choisir les plateformes avec méthode : elles peuvent apporter de la visibilité, mais leurs commissions doivent rester compatibles avec la marge.
  3. 🌿 Travailler la saisonnalité : un menu plus court et adaptable évite les achats incohérents.
  4. 👨‍🍳 Expliquer la valeur : une carte claire, l’origine des produits et un service attentif rendent le prix plus compréhensible.

La question du « non fait maison » illustre les tensions qui traversent le métier. Stéphane Manigold, figure de l’Umih Île-de-France, avait soutenu une proposition visant à imposer cette mention aux restaurants concernés. Le projet a finalement été abandonné. Franck Chaumès s’y était opposé, estimant qu’il risquait de stigmatiser les professionnels plutôt que de les accompagner.

Le débat mérite mieux que des slogans. Les clients demandent de la transparence, c’est légitime. Mais les restaurateurs ont aussi besoin de règles compréhensibles, applicables et équitables. Une petite adresse qui achète un très bon pain chez un artisan ou des glaces chez un producteur ne doit pas être mise dans le même panier qu’une offre opaque. La bonne bataille consiste à défendre la sincérité de l’assiette, sans fabriquer une usine à sanctions pour les indépendants.

Succéder à Thierry Marx : un mandat Umih marqué par la visibilité et les tensions

Thierry Marx quittera la présidence de l’Umih au terme d’un mandat de quatre ans commencé fin 2022. Il avait alors succédé à Roland Héguy, hôtelier retraité qui avait dirigé l’organisation pendant douze ans. Son arrivée avait apporté une image singulière : celle d’un chef connu du grand public, passé notamment par la télévision avec « Top Chef », mais aussi d’un entrepreneur engagé sur les questions de transmission et d’insertion.

Son bilan comporte un aspect indiscutable : l’Umih a gagné en exposition médiatique. Pour une organisation professionnelle, cette visibilité peut faciliter le dialogue avec les pouvoirs publics et donner envie à de jeunes salariés de considérer ces métiers autrement. La restauration n’est pas seulement un travail de service ; elle rassemble des compétences de gestion, de cuisine, de sommellerie, d’accueil, de langues, de management et de logistique. La montrer avec fierté reste nécessaire.

Des différends qui révèlent une profession sous pression

Le mandat a aussi été marqué par des oppositions internes, notamment avec Stéphane Manigold. Ce dernier s’était présenté face à Thierry Marx en 2022. Les désaccords se sont ensuite poursuivis sur fond de prises de parole publiques et de procédures judiciaires. Thierry Marx a expliqué ne pas vouloir prolonger son engagement dans le syndicalisme, évoquant des contestations répétées de sa légitimité et des accusations personnelles ayant donné lieu à une action en justice pour diffamation qu’il a remportée. Stéphane Manigold a fait appel de cette décision et a, de son côté, souligné avoir obtenu gain de cause dans une procédure engagée par l’Umih.

Ces éléments sont à distinguer des projets portés aujourd’hui. Ils montrent surtout combien la présidence d’une organisation aussi vaste peut devenir exposée. À la tête d’un syndicat, il faut discuter avec les ministères, mobiliser les territoires, répondre aux adhérents, tenir une ligne publique et absorber les désaccords. Ce n’est pas un rôle de représentation symbolique. C’est un poste où les sensibilités se frottent à des intérêts économiques très réels.

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Stéphane Manigold a choisi de ne pas être candidat en 2026, disant vouloir conserver sa liberté. Il soutient toutefois Brice Sannac et critique vivement le bilan de Franck Chaumès. Cette position confirme que l’élection ne sera pas seulement un passage de relais tranquille. Elle oppose des réseaux, des priorités et des façons de concevoir le dialogue interne.

Pour les professionnels, l’essentiel consiste à ne pas se laisser enfermer dans le bruit des rivalités. Prenons le cas d’un restaurateur installé à Dax, qui prépare une soirée avec producteurs, cuisine ouverte et musique locale. Son attente est simple : pouvoir travailler, attirer une clientèle et dégager assez de marge pour payer correctement son équipe. Les événements qui font vivre les villes ont besoin d’un cadre économique viable, comme le rappelle l’énergie d’un spectacle gourmand à Dax où cuisine et convivialité se rencontrent.

Le prochain président devra donc être capable d’apaiser sans lisser les débats. Une organisation utile ne demande pas à tous ses membres de penser pareil ; elle leur donne des espaces pour construire une position défendable face aux pouvoirs publics. Cela implique des règles de discussion, une information régulière et une écoute réelle des fédérations départementales.

La période qui s’ouvre exige aussi de parler aux jeunes sans leur vendre un décor irréaliste. Oui, le rythme est intense. Oui, les horaires peuvent être exigeants. Mais un établissement bien organisé peut offrir une vraie progression, de l’autonomie et la satisfaction rare de créer chaque jour un moment pour les autres. La relève de Thierry Marx se jouera autant dans la qualité du dialogue interne que dans la capacité à redonner de la fierté aux métiers.

Présidence de l’Umih et avenir des restaurants : ce que les adhérents peuvent attendre dès 2026

Quelle que soit l’issue du vote, la future présidence de l’Umih devra rapidement installer des priorités lisibles. Les élections nationales comptent, mais l’efficacité se vérifie ensuite dans les départements, là où les adhérents cherchent une réponse à un problème précis. Un hôtel de montagne, un café rural, une table gastronomique de Bordeaux et un restaurant saisonnier de Capbreton n’attendent pas la même chose, mais tous ont besoin de règles stables et d’une représentation qui ne les oublie pas.

La campagne présidentielle de 2027 se profile déjà. C’est un moment stratégique pour le secteur, car plusieurs sujets peuvent revenir dans le débat public : fiscalité des pourboires, TVA, titres-restaurant, taxes de séjour et simplification des démarches. Ces mots peuvent sembler techniques. Pourtant, chacun produit un effet immédiat sur la vie d’un établissement et sur ce que paie le client.

Des mesures simples qui changent la vie d’une petite entreprise

Les pourboires, par exemple, touchent directement la reconnaissance des équipes. Une fiscalité claire et durable facilite la gestion, évite les malentendus et permet aux salariés de savoir ce qu’ils perçoivent réellement. La TVA influe sur les prix affichés et sur la compétitivité. Les titres-restaurant, eux, peuvent soutenir la fréquentation du midi, à condition que leurs règles correspondent encore aux usages réels des salariés et des commerces.

Pour une petite entreprise, la question administrative compte autant que les grands discours. Un dirigeant qui passe des heures à comprendre une déclaration ou à gérer des normes mouvantes perd du temps pour former son second, tester une recette, accueillir les clients ou construire un partenariat avec un producteur. Une organisation patronale solide doit donc réclamer des textes cohérents, mais aussi produire des outils pratiques et faciles à utiliser.

Franck Chaumès pourrait capitaliser sur sa connaissance de la branche restauration pour défendre ces demandes. Brice Sannac mise, lui, sur une gouvernance plus territoriale et sur la conquête de nouveaux adhérents. Sur le fond, les deux candidatures portent une évidence : le syndicat doit regagner de la confiance auprès de professionnels parfois fatigués de cotiser sans toujours identifier les bénéfices. Cette confiance se reconquiert par des permanences accessibles, des résultats négociés et une communication moins descendante.

Un autre sujet sera déterminant : le recrutement. Il ne suffit pas de répéter que les métiers manquent de candidats. Il faut regarder ce qui les rend attractifs ou non. Un planning annoncé tard, des coupures interminables et une absence de formation font fuir. À l’inverse, une brigade structurée, des repas d’équipe corrects, un apprentissage concret et un vrai respect des jours de repos peuvent retenir les talents. Les bonnes adresses le savent : le bien-être du client commence souvent par celui des équipes.

  • đź§ľ Demander des règles stables sur la fiscalitĂ© et les dispositifs qui touchent la consommation.
  • 🎓 Investir dans la formation plutĂ´t que recruter constamment dans l’urgence.
  • 🌦️ PrĂ©parer les crises climatiques avec des solutions de solidaritĂ© adaptĂ©es aux petites structures.
  • 🤲 Renforcer le rĂ©seau local entre hĂ´teliers, restaurateurs, artisans et producteurs.
  • 📍 Faire entendre les territoires dans les nĂ©gociations nationales et les campagnes Ă©lectorales.

Pour toi, client, producteur, salarié ou patron, suivre cette élection ne relève pas d’une curiosité lointaine. Elle touche au visage des rues où l’on vit, aux tables où l’on se retrouve et à la diversité des adresses que l’on veut préserver. Une ville qui garde ses cafés, ses hôtels indépendants et ses restaurants sincères garde aussi une part essentielle de son hospitalité.

Le 13 octobre, les présidents départementaux choisiront une direction. Ensuite, il faudra regarder les actes : la place donnée aux fédérations, les positions défendues sur les textes et la capacité à répondre aux urgences de terrain. À retenir simplement : derrière une présidence de l’Umih, il y a l’avenir très concret de milliers de lieux où l’on mange, travaille et partage.

Qui est Franck Chaumès ?

Franck Chaumès est un restaurateur bordelais, président de l’Umih Gironde et président de la branche restauration de l’Umih au niveau national. Il est candidat à la présidence nationale de l’organisation en 2026.

Quand se déroule l’élection à la présidence de l’Umih ?

L’élection est prévue le 13 octobre 2026. Les présidents des fédérations départementales de l’Umih doivent prendre part au vote après validation de la liste des candidats par le conseil de surveillance.

Qui sont les candidats annoncés pour succéder à Thierry Marx ?

Franck Chaumès et Brice Sannac, hôtelier-restaurateur perpignanais et coprésident de l’Umih Occitanie, se sont déclarés candidats. Brice Sannac se présente avec Céline Viale à la vice-présidence.

Pourquoi cette élection concerne-t-elle les restaurants et hôtels indépendants ?

La présidence de l’Umih pèse dans les discussions sur la TVA, les titres-restaurant, la fiscalité des pourboires, les taxes de séjour, le recrutement, les plateformes et la défense des établissements indépendants.

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