Entre basilique gothique et ruelles vibrantes, le quartier Saint-Michel à Bordeaux s’offre une nouvelle signature gourmande. Une petite adresse de 12 couverts, portée par un couple franco-russe, remet au goût du jour des recettes de l’Est avec une simplicité déconcertante et une vraie âme de quartier.
Si tu aimes les marchés qui bruissent, les lieux où l’on mélange les langues et les cultures, et les tables où l’on raconte des histoires avec des recettes familiales, ce coin de ville va te plaire. Ici, le patrimoine cohabite avec l’audace culinaire, et les plats populaires d’Europe de l’Est trouvent un écrin naturel au milieu des échoppes, des antiquaires et du marché des Capucins tout proche. Résultat: une halte authentique, généreuse, et déjà adoptée par les habitants comme par les curieux de passage.
| Peu de temps ? VoilĂ ce qu’il faut retenir : ⏱️ |
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| ✅ Réserve ta table : seulement 12 couverts, l’adresse affiche vite complet 🪑 |
| ✅ Laisse-toi guider : menu court, cuisine maison, portions généreuses 🥣 |
| ✅ Budget maîtrisé : la plupart des plats oscillent entre 10 et 20 € 💶 |
| ✅ Ambiance cosmopolite : équipe franco-slave, service bienveillant 🌍 |
| ✅ Itinéraire malin : basilique, flèche, marché des Capucins, puis dîner à Babouchka 🗺️ |
Quartier Saint-Michel à Bordeaux : un décor vivant où les saveurs slaves prennent racine
Saint-Michel n’est pas un décor de carte postale figé ; c’est un quartier qui vit, respire, change, et cultive sa diversité. Autour de la basilique et de sa flèche emblématique, les ruelles pavées conduisent à des places où l’on entend autant les rires des familles que le crissement des vélos. Au cœur de ce maillage urbain, la scène culinaire se réinvente. Les anciennes adresses laissent parfois place à de nouvelles enseignes, sans renier le charme ancien : c’est exactement ce qui s’est passé quand une devanture orange a remplacé un restaurant italien, signalant l’arrivée d’une table slave qui a rapidement trouvé ses habitués.
Ici, tu peux enchainer une balade patrimoniale, admirer l’architecture gothique, puis filer vers le marché des Capucins à quelques pas, surnommé le “ventre de Bordeaux”, où producteurs et restaurateurs se croisent. Le quartier a toujours été un carrefour, et cette énergie multiculturelle y est palpable. Des commerçants du monde entier, des épiceries aux enseignes de street food, des terrasses où l’on refait le monde : tout se prête à accueillir une cuisine qui vient de loin, mais parle à tout le monde, parce qu’elle est chaleureuse, franche, et joyeusement conviviale.
Imagine une fin d’après-midi : Léa et Karim, en week-end à Bordeaux, longent la Garonne, s’arrêtent devant la flèche, puis se laissent attirer par le brouhaha d’une rue animée. Ils tombent sur une petite salle lumineuse, couverte d’odeurs de betteraves rôties, d’aneth et de pâte dorée. Quelques minutes plus tard, les voilà à comparer leurs souvenirs de voyages, un bol de bortch fumant entre les mains. Ce quartier fonctionne comme une rame de tram qui ne s’arrête jamais : il embarque, relie, fait circuler les idées et les saveurs. C’est un terreau parfait pour une adresse citoyenne, sans chichi, qui cuisine la mémoire.
La force de Saint-Michel, c’est ce mélange entre héritage et initiatives locales. Des projets urbains y ont adouci la circulation, des événements culturels animent les places, et les habitants savent accueillir les nouveaux venus. Les restaurateurs qui s’installent ressentent vite cette dynamique : quand la proposition est sincère, le bouche-à -oreille fait le reste. Dans cet environnement, une table qui mise sur la générosité et la transmission séduit d’autant plus qu’elle raconte une histoire familiale, et qu’elle le fait à prix doux.
Pour découvrir la cuisine de l’Est dans les meilleures conditions, une bonne idée consiste à consacrer une soirée entière au quartier. Tu peux commencer par une vue rapide sur la flèche en fin de lumière, pousser la porte d’une brocante, puis t’installer. Le dépaysement sera total, tout en gardant l’impression d’être chez des amis. En un mot : Saint-Michel te rappelle que la gastronomie n’est pas un exercice de style, mais un langage universel, qui prend toute sa dimension dans un quartier vivant.
Au fond, ce lieu prouve qu’un quartier se nourrit autant de ses pierres que des cuisines qui s’y installent : un décor d’histoire, des marchés pleins, et une table slave qui apporte un accent nouveau, sans rien ôter à l’âme bordelaise.

Restaurant Babouchka à Saint-Michel (septembre 2025) : l’histoire d’un couple franco-russe qui bouscule les habitudes
Ouvert en septembre 2025, Babouchka s’est installé dans un ancien local italien, avec une devanture orange qui ne passe pas inaperçue. Aux manettes, un duo franco-russe complice : Ianina Dehmache, cuisinière et patronne, a grandi en Russie et porte haut la cuisine de sa grand-mère – “babouchka” en russe – tandis que Mohamed Dehmache, venu de région parisienne et installé à Bordeaux depuis 2011, pilote l’administratif. Le pitch est simple : une cuisine familiale d’Europe de l’Est, authentique, accessible et généreuse, servie dans une petite salle où l’on discute volontiers avec ses voisins.
L’ambition n’est pas de “faire exotique”, mais de remettre au goût du jour des classiques populaires, avec des produits bien sourcés et une cuisson maîtrisée. Pas de débat politique ici : seulement des plats qui rassemblent et des clients curieux, souvent émus de retrouver un parfum d’enfance. À l’ouverture, la demande a dépassé les attentes : le service continu, proposé 7 jours sur 7, a mis l’équipe à l’épreuve. Le duo a tenu bon, ajustant les cadences, gardant le sourire, et transformant cette pression en moteur.
Autre singularité : l’équipe elle-même est un petit melting-pot de l’Est. Maria et Marc sont russes, Victor vient d’Odessa, et Raphaël, serveur français, étudie les langues slaves. On passe de l’ukrainien au russe et au français sans effort, ce qui donne à la salle une ambiance cosmopolite rare. Les clients aiment poser des questions : quelle différence entre pelmeni et pierogi ? Pourquoi sert-on la smetana avec le bortch ? L’équipe répond avec patience et enthousiasme, comme on raconterait des anecdotes de famille.
Le chemin vers l’ouverture n’a pas été linéaire. Ianina travaillait dans le tourisme à Bordeaux, en lien avec la Russie. Le début de la guerre en Ukraine a entraîné une chute brutale de son activité – près de 70 % – forçant à repenser l’avenir. C’est dans ce contexte qu’est née l’idée d’une table qui mettrait en valeur sa culture culinaire. Le couple s’est rencontré par hasard en 2022 dans un bar chaleureux de la rue des Piliers-de-Tutelle, dans le quartier Saint-Pierre. Des dîners improvisés entre amis ont suivi, puis un constat : “Et si on se lançait vraiment ?”. Le local parfait a été trouvé, et le projet a pris forme, avec une ligne directrice claire : cuisiner pour rassembler.
Côté coulisses, Mohamed a découvert l’exigence du métier : gestion, approvisionnement, planning d’un service continu… rien à voir avec son expérience en menuiserie. Pourtant, l’adrénaline du coup de feu, la satisfaction des assiettes vides et des sourires ont fait le reste. Peu à peu, il est devenu lui aussi amateur de cuisine slave, au point de défendre bec et ongles la meilleure garniture pour les pelmeni.
En 2026, l’adresse s’impose comme un repère pour riverains et voyageurs de passage, avec un bouche-à -oreille solide. On vient pour l’authenticité, on revient pour l’accueil. Et s’il y a un message à retenir, c’est celui-ci : quand une maison cuisine la mémoire avec sincérité, le quartier l’adopte, sans conditions.
Pour s’inspirer avant la visite, rien de tel qu’un aperçu des marchés et de l’ambiance locale. Ça aide à comprendre pourquoi la cuisine de l’Est s’y sent tout de suite chez elle.
Que manger chez Babouchka : les incontournables slaves à découvrir et comment les apprécier
Le menu de Babouchka bouscule gentiment les habitudes bordelaises. Il s’articule autour de plats emblématiques d’Europe de l’Est, proposés à prix doux – la plupart entre 10 et 20 € – et cuisinés maison. Le fil conducteur : confort, textures généreuses, acidité bien placée et herbes fraîches. Voici ce que tu peux attendre et comment t’orienter.
Commence par le hareng “sous le manteau”, une salade stratifiée où le poisson se glisse sous des couches de purée de betterave, pomme de terre et carotte, liée à la mayonnaise et coiffée d’œuf râpé. Visuellement, c’est festif ; gustativement, c’est rond et vineux, avec ce petit côté iodé qui se marie à merveille avec l’aneth. Si tu hésites devant la betterave, c’est le plat qui te réconciliera avec elle, grâce à la douceur des légumes et au sel bien dosé du hareng.
Le bortch arrive ensuite, fumant, rouge rubis. Ce potage, ancré en Ukraine et cuisiné dans tout l’espace slave, révèle des couches de saveurs : l’acidité légère du chou, la profondeur de la betterave, la douceur de la carotte. Servi avec smetana (crème aigre) et pain tiède, il est à la fois gourmand et revigorant. Un conseil : goûte une cuillerée avec, puis sans smetana, pour mesurer à quel point la touche lactée arrondit les angles.
Place aux pelmeni, raviolis russes farcis au bœuf et aux oignons. La pâte fine ne doit pas voler la vedette à la farce ; ici, l’assaisonnement est net et la cuisson juste. Arrose de beurre fondu et d’un trait de vinaigre si c’est proposé, ou mise sur la smetana et le poivre du moulin pour un profil plus doux. Si tu connais les pierogi polonais, tu trouveras les pelmeni plus petits, plus serrés, et souvent plus juteux.
Enfin, le plov – riz pilaf ouzbek – symbolise l’hospitalité. Grains nacrés, carotte en bâtonnets, viande fondante, parfums de cumin : c’est le plat de partage par excellence. Dans la tradition, on le sert lors des fêtes ; à Saint-Michel, il réunit autour de la table des étudiants du quartier, des familles du dimanche, et des voyageurs en quête d’un bon repas.
Pour t’aider à choisir, garde ces repères en tête :
- 🍽️ Découvre par étapes : entrée froide (hareng), soupe (bortch), plat chaud (pelmeni ou plov).
- 🌿 Demande les herbes : aneth et ciboulette apportent de la fraîcheur à chaque assiette.
- 🔥 Pas pimenté : la cuisine est parfumée, pas épicée ; parfaite pour les palais sensibles.
- 🥖 Ne néglige pas le pain : idéal pour “cueillir” la soupe et les jus des raviolis.
- 📸 Capte l’instant : la superposition colorée du hareng “sous le manteau” est photogénique.
Côté boissons, surveille les propositions du moment : thés noirs infusés longuement, limonades maison, parfois un kvas artisanal. Les accords simples fonctionnent mieux ici : eau pétillante avec les pelmeni, thé chaud avec le bortch, boisson fermentée légère avec le plov.
La meilleure manière d’aborder cette carte reste de faire confiance. Le service te guidera selon ton appétit et tes envies du jour. Et si tu viens à deux, partage à la manière d’une table d’amis : chacun picore chez l’autre, c’est exactement l’esprit recherché.
Au final, tu sortiras rassasié, réchauffé, avec l’impression d’avoir voyagé sans quitter Bordeaux. C’est précisément la promesse tenue : une cuisine de mémoire, simple et fière, servie avec une tonalité contemporaine.
Jeter un œil à la préparation d’un plov traditionnel aide à comprendre l’importance du geste et du temps : rien ne presse, tout se construit en couches.
Itinéraire gourmand autour de Saint-Michel : basilique, flèche, marché des Capucins et dîner slave
Pour profiter pleinement du quartier et de la table, construis une petite virée. Le duo gagnant, c’est patrimoine + assiette. Commence par la basilique Saint-Michel, dont la silhouette gothique domine tout le secteur. La flèche, monument emblématique, guide naturellement la balade. Quelques rues plus loin, le marché des Capucins déploie ses étals : fruits, poissons, épices, fromages et stands alléchants, parfaits pour l’apéritif ou un café sur le pouce.
Ensuite, perds-toi dans les ruelles : antiquaires, friperies, bouquinistes, petites places où l’on discute. Le quartier, protégé et vivant, mixe patrimoine et modernité. L’après-midi, l’ambiance change : les terrasses se remplissent, les rires montent, les enfants jouent sur les pavés. Cette énergie crée le contexte idéal pour un dîner où les saveurs slaves prennent tout leur sens.
Les adeptes de city-breaks pourront intégrer cette adresse dans un parcours plus large sur Bordeaux. Pour t’organiser sans te prendre la tête, pioche des idées dans des guides malins et concrets. Par exemple, si tu planifies une escapade plus longue, repère les suggestions d’itinéraires sur des escapades week-end en France et réserve des créneaux selon les jours d’ouverture. Pour les amateurs de road-trip léger, d’autres inspirations sont à glisser dans tes favoris : week-ends en France ou encore ces idées de week-end simples et efficaces.
Ajoute à cela une étape “rencontres” : Saint-Michel est un quartier où les échanges se créent vite. Entre deux bouffées d’épices sur le marché, quelqu’un te recommandera souvent une ruelle à voir ou un banc où t’asseoir au soleil. C’est ce maillage humain qui fait la différence : ici, on cuisine pour les voisins autant que pour les voyageurs. Résultat : une table qui s’inscrit naturellement dans la vie du quartier, pas une attraction isolée.
En soirée, prends le temps. La salle est petite ; l’écoute est grande. On ne se presse pas, comme dans une cuisine de famille. Et si tu tiens à prolonger la balade après le dessert, la Garonne n’est jamais loin, avec ses quais propices à une promenade digeste.
Au bout du compte, ce parcours t’offre un condensé de Bordeaux : pierre blonde, marché vivant, cosmopolitisme assumé, et une cuisine slave fière de ses racines. Un rare combo gagnant.
Préparer ta visite : budget, réservation, bons réflexes et idées de week-ends
Une bonne expérience, ça se prépare en douceur. Avec 12 couverts seulement, Babouchka se réserve idéalement la veille (ou plus) pour les créneaux très demandés. Le service est continu 7/7, un vrai plus si tu veux déjeuner tard ou dîner tôt. Côté addition, compte un ticket raisonnable : entrée + plat ou plat + dessert autour de 20–30 € selon tes choix.
Pour t’aider à caler ton passage, voici un pense-bête utile :
- 📅 Anticipe : réserve surtout le week-end et pendant les vacances.
- 🕰️ Vise les heures creuses : tardif en déjeuner, tôt en dîner pour plus de calme.
- 👥 Groupes : préviens, la salle est petite ; privatisation possible selon l’horaire.
- 💳 Budget : la majorité des plats entre 10 et 20 €, vins au verre selon arrivages.
- 🚶 Accès : privilégie la marche, le vélo ou le tram ; stationnement limité.
Si tu viens de plus loin et veux étirer la découverte au-delà de Bordeaux, pense pratique et sans prise de tête. Pour les tribus ou les équipes pro, un voyage en autocar avec circuits peut être malin : pas de stress de parking, et un timing ajusté à ton programme. Pour les envies d’impro, pioche dans ces destinations week-end adaptées aux saisons, puis combine avec des idées de séjours plus thématiques. Enfin, si tu cherches des pépites locales, parcours ces idées week-end en France pensées pour des virées gourmandes et simples à organiser.
Pour visualiser les repères clés de ta visite, garde ce mini mémo sous la main :
| Point clé 📌 | Conseil utile 💡 |
|---|---|
| Réservation | 12 places seulement : bloque ton créneau dès que possible 📲 |
| Budget | Plats entre 10–20 € ; formule perso entrée+plat ou plat+dessert 💶 |
| Timing | Service continu 7/7 : parfait pour les timings décalés ⏰ |
| Accès | Tram + marche ; évite de tourner en voiture inutilement 🚋 |
| Découverte | Basilique, flèche, Capucins, puis dîner chez Babouchka 🗺️ |
Dernier rappel utile : le meilleur “contrat de confiance” reste la simplicité. Arrive curieux, demande un conseil, et savoure. C’est dans cet état d’esprit que la cuisine de l’Est brille le plus.
Réserve une table, choisis une balade dans le quartier, et ouvre grand l’appétit : la découverte commence dès le premier pas dans la rue.
Faut-il réserver à l’avance pour Babouchka à Saint-Michel ?
Oui, la salle compte environ 12 couverts. Réserver la veille (ou plus) est recommandé, surtout le week-end et pendant les vacances.
Quels plats incontournables goûter en premier ?
Le hareng “sous le manteau” pour commencer, puis un bortch fumant. En plat, pelmeni (raviolis russes) ou plov (riz pilaf ouzbek) selon ton envie.
Le menu convient-il aux palais sensibles ?
Oui. La cuisine est parfumée mais pas pimentée. Les assaisonnements sont équilibrés, et l’équipe peut te guider selon tes préférences.
Peut-on venir en groupe ?
La salle est petite. Préviens en amont pour organiser une arrivée groupée, voire une privatisation sur créneau calme.
Que faire autour du restaurant ?
Visiter la basilique et sa flèche, flâner au marché des Capucins, explorer les ruelles et terminer par un dîner slave pour clôturer la journée.


