À Saint-Émilion, les vendanges ne commencent pas seulement dans les rangs de vigne : elles s’ouvrent aussi par un rituel spectaculaire, porté par les robes rouges de la Jurade et le décor minéral de la cité médiévale. Les 19 et 20 septembre, le Ban des vendanges réunira habitants, vignerons, visiteurs et personnalités venues de Bordeaux comme de bien plus loin, avec une édition placée sous le signe de la transmission et de l’ouverture internationale.
Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, et Cédric Carrasso, ancien gardien des Girondins de Bordeaux, feront partie des nouveaux dignitaires intronisés. À leurs côtés, la cérémonie accueillera notamment Jean Bernard, président de la Cité du Vin, et Cédric Roureau, président du Syndicat des courtiers de vins et spiritueux de Bordeaux. Un rendez-vous vivant, populaire et très codifié, qui permet de comprendre pourquoi Saint-Émilion reste bien davantage qu’une appellation : c’est une culture du vin, du territoire et du partage.
| Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir : | Les informations utiles |
|---|---|
| 🍇 Un week-end de tradition | Le Ban des vendanges se déroule les samedi 19 et dimanche 20 septembre à Saint-Émilion. |
| 🏛️ Des intronisations attendues | Thomas Cazenave, Cédric Carrasso, Jean Bernard et Cédric Roureau rejoignent les rangs de la Jurade. |
| 🔥 Le moment visuel à ne pas manquer | Le défilé aux flambeaux part de la place Bouqueyres samedi à 22 h 15, avant un spectacle pyrotechnique vers 23 heures. |
| ⏰ Le geste à prévoir | Arrive tôt dans le village : les ruelles sont étroites et l’affluence importante autour de la Tour du Roy. |
Ban des vendanges 2026 à Saint-Émilion : un rite qui donne le tempo de la récolte
Le Ban des vendanges de Saint-Émilion ne ressemble pas à une simple fête de fin d’été. Il met en scène une histoire ancienne, réinterprétée dans une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, où chaque pierre semble rappeler le lien entre le vin, les hommes et le temps long. Pour qui découvre la région, le mot « ban » peut paraître mystérieux. Il désigne pourtant une proclamation officielle : autrefois, elle autorisait l’ouverture des vendanges et encadrait le moment où les propriétaires pouvaient commencer à récolter.
La cérémonie actuelle reprend cet héritage médiéval dans un esprit de célébration. La Jurade, recréée en 1948, perpétue les gestes symboliques et les codes vestimentaires qui font son identité. Les membres défilent dans leurs grandes robes écarlates, tandis que la cité devient un théâtre à ciel ouvert. Ce folklore n’a rien d’artificiel lorsqu’on prend le temps de regarder les détails : les familles de vignerons, les professionnels du vin, les habitants et les visiteurs se croisent autour d’un même moment de bascule dans la saison.
Cette année, le rendez-vous possède aussi une résonance particulière pour le syndicat viticole de Saint-Émilion, présenté comme le premier créé en France. Il célèbre son 142e anniversaire. Cette longévité raconte une réalité souvent oubliée quand on ouvre une bouteille : derrière une étiquette, il y a des règles collectives, des générations de savoir-faire et une volonté de défendre un paysage agricole. Le vin de Saint-Émilion est bien sûr connu pour ses merlots et ses cabernets francs, mais il est surtout issu d’une mosaïque de sols, de climats et de choix humains.
Comprendre le Ban des vendanges sans passer à côté de l’essentiel
Si tu viens pour la première fois, inutile d’essayer de tout voir au pas de course. La bonne approche consiste à choisir un temps fort et à t’accorder ensuite une vraie balade dans le village. Les rues en pente, les escaliers et les petits passages demandent des chaussures confortables. Une paire de baskets sobres sera bien plus utile qu’une tenue pensée uniquement pour les photos.
- 🍷 Regarde le cortège de près : il révèle les costumes, les insignes et la dimension cérémonielle de la Jurade.
- 🗺️ Prévois une marge d’avance : les accès autour des lieux centraux se remplissent vite.
- 🥖 Fais une pause gourmande simple : pain de campagne, fromage local et raisin de saison suffisent à prolonger l’esprit du week-end.
- 📵 Ne filme pas tout : quelques minutes sans écran permettent de mieux entendre la ville et de saisir l’ambiance.
Ce rendez-vous rappelle aussi qu’une vendange n’est jamais automatique. La date de récolte se décide en observant la maturité des raisins, l’état sanitaire des grappes, la météo et le style de vin recherché. Le Ban est donc symbolique, mais son sujet est profondément concret : il célèbre le moment où le travail de toute une année entre dans une phase décisive. La taille hivernale, le débourrement du printemps, les soins apportés aux vignes et la surveillance estivale trouvent ici leur aboutissement.
La tradition est particulièrement parlante pour les visiteurs venus d’autres territoires gourmands du Sud-Ouest. Les Landes, le Médoc, le Sarladais ou la rive droite bordelaise partagent cette idée qu’un produit local prend de la valeur lorsqu’on connaît celles et ceux qui le façonnent. Dans le même esprit, les rendez-vous comme les Lundis gourmands entre Listrac et Saint-Laurent montrent combien le vin devient accessible dès lors qu’il est raconté autour d’une table, d’un producteur et d’un paysage.
À Saint-Émilion, le Ban ne se contente pas d’annoncer une récolte : il rend visible tout ce que le vin doit à son territoire.

Thomas Cazenave et Cédric Carrasso intronisés par la Jurade des vins de Saint-Émilion
L’intronisation de Thomas Cazenave et de Cédric Carrasso apporte deux visages très identifiables à cette édition. Le premier, maire de Bordeaux, incarne le lien institutionnel entre la grande ville voisine et les territoires viticoles qui font rayonner la Gironde. Le second reste une figure chère aux amateurs de football bordelais : ancien gardien des Girondins, il évoque une autre forme d’attachement local, faite de souvenirs de stade, de fidélité et d’émotions collectives.
La Jurade ne distribue pas ses titres comme de simples décorations. Entrer dans ses rangs revient à être associé à la promotion des vins de Saint-Émilion et de leur histoire. Les personnes distinguées deviennent, d’une certaine manière, des relais de cette identité. L’intérêt de ces intronisations est précisément de faire dialoguer les univers : le monde politique, le sport, les institutions culturelles, le commerce du vin et la gastronomie se retrouvent dans une même cérémonie.
Thomas Cazenave sera entouré de Jean Bernard, président de la Cité du Vin de Bordeaux, et de Cédric Roureau, président du Syndicat des courtiers de vins et spiritueux de Bordeaux. Leur présence rappelle que la filière viticole ne vit pas uniquement dans les chais. Elle dépend aussi de lieux de transmission culturelle, de professionnels qui mettent les vins en relation avec les marchés, de restaurateurs et de personnes capables de raconter une bouteille sans la rendre intimidante.
Pourquoi ces figures comptent pour la culture du vin bordelais
Le choix de Cédric Carrasso parle immédiatement au grand public. Le football et le vin n’ont pas les mêmes rythmes, mais ils se rejoignent sur un point : ce sont deux sujets qui créent du collectif. Une belle action de jeu ou un millésime mémorable deviennent des souvenirs que l’on raconte longtemps. À Saint-Émilion, la présence de l’ancien portier des Girondins invite aussi des publics éloignés de l’univers viticole à pousser la porte de la cérémonie.
Pour Thomas Cazenave, l’intronisation souligne la proximité, parfois méconnue, entre Bordeaux et son vignoble. En une heure environ, selon les conditions de circulation, le passage de la métropole aux coteaux de Saint-Émilion change complètement le décor. Pourtant, les échanges sont constants : tourisme, restauration, emploi, export, événements culturels et achats de proximité tissent un lien dense entre ces deux réalités girondines.
Il serait dommage de réduire cet événement à une succession de noms connus. L’intérêt est aussi de comprendre ce que ces présences peuvent produire : davantage de visibilité pour les vignerons, une curiosité renouvelée pour les appellations de la rive droite et une conversation plus large sur les usages du vin. Boire moins mais mieux, demander d’où vient une bouteille, respecter les personnes qui la produisent : voilà une manière actuelle et saine de prolonger la tradition.
Pour préparer ta visite, inspire-toi d’une démarche toute simple : choisis une dégustation plutôt que cinq, échange avec un caviste ou un vigneron, puis garde des notes sur ce que tu as aimé. Un vin n’a pas besoin de vocabulaire compliqué pour être apprécié. Tu peux parler de fruit, de fraîcheur, de texture, de longueur, ou simplement dire qu’il donne envie de reprendre une gorgée avec un plat.
Cette approche vaut aussi quand on explore les tables régionales. Les adresses du Sud-Ouest gagnent à être regardées dans leur contexte : un chef, un marché, une saison, des producteurs proches. Le travail autour de la gastronomie girondine et de ses artisans montre que la meilleure expérience reste souvent celle qui relie l’assiette à une histoire précise.
Ces intronisations donnent au Ban des vendanges une portée populaire : elles relient le prestige du vin à des visages et à des parcours que beaucoup reconnaissent.
Programme du Ban des vendanges de Saint-Émilion : les horaires à retenir les 19 et 20 septembre
Le programme du week-end s’organise autour de plusieurs séquences, chacune avec sa propre ambiance. Le samedi soir privilégie la déambulation et le spectacle ; le dimanche donne une place plus importante au cérémonial religieux, aux intronisations et à la proclamation officielle. Ce découpage permet de choisir sa journée selon son envie, mais il faut savoir que le dimanche concentre les moments les plus institutionnels.
Le samedi 19 septembre, la Nuit du patrimoine prendra possession de Saint-Émilion. À 22 h 15, le traditionnel défilé aux flambeaux partira de la place Bouqueyres. C’est l’instant le plus cinématographique du programme : à la nuit tombée, la lumière des torches dialogue avec les façades anciennes, les tenues rouges de la Jurade et les rues pavées. Vers 23 heures, un spectacle pyrotechnique sera tiré depuis la Tour du Roy par la commune de Saint-Émilion.
Le dimanche 20 septembre commencera par une messe solennelle à l’église collégiale. Les nouveaux dignitaires seront ensuite intronisés à 11 h 30 dans l’église monolithe, un lieu impressionnant creusé dans la roche, qui donne à la cérémonie une densité particulière. La journée culminera à 17 h 30 à la Tour du Roy, avec la proclamation du Ban des vendanges. C’est ici que le geste hérité de l’histoire prend tout son sens devant la foule.
Organiser son week-end sans perdre de temps dans les ruelles
Le plus confortable consiste à arriver avant le créneau qui t’intéresse. Pour le défilé nocturne, vise une installation dans le village en début de soirée afin de dîner calmement et de repérer une zone dégagée. Pour le dimanche, une arrivée en milieu de matinée laisse le temps d’observer les abords des églises et de profiter des commerces, sans courir d’un point à l’autre.
| Moment | Horaire et lieu | Conseil terrain |
|---|---|---|
| 🔥 Défilé aux flambeaux | Samedi, 22 h 15, départ place Bouqueyres | 📍 Place-toi un peu en amont du départ pour éviter l’effet de foule compacte. |
| ✨ Spectacle pyrotechnique | Samedi, vers 23 heures, Tour du Roy | 👀 Lève les yeux, mais garde une distance raisonnable avec les zones les plus chargées. |
| ⛪ Messe solennelle | Dimanche, église collégiale | 🤫 Prévois une tenue et une attitude adaptées au caractère religieux du moment. |
| 🍷 Intronisations | Dimanche, 11 h 30, église monolithe | ⏳ Arrive tôt : la capacité d’observation est limitée dans les espaces historiques. |
| 📜 Proclamation du Ban | Dimanche, 17 h 30, Tour du Roy | 📷 Garde ton téléphone discret : l’expérience est plus forte en regardant réellement la scène. |
Le fil conducteur peut être celui de Léa et Marc, deux amis venus de Capbreton pour la journée. Plutôt que de vouloir visiter tous les châteaux alentour en quelques heures, ils choisissent de flâner dans la cité, de réserver un déjeuner simple, puis de se concentrer sur la proclamation de fin d’après-midi. Résultat : moins de fatigue, plus de temps pour écouter les conversations, regarder les détails d’architecture et retenir les noms des vins dégustés.
Si tu voyages avec des enfants, le samedi soir peut être magnifique mais tardif. Le dimanche après-midi est généralement plus simple à vivre en famille, à condition de prévoir eau, encas et pauses régulières. Saint-Émilion se découvre à pied, avec beaucoup de pentes et de marches : mieux vaut éviter les poussettes peu maniables et privilégier un porte-bébé pour les plus petits.
Le bon programme n’est pas celui qui coche tout : c’est celui qui te laisse assez de temps pour ressentir l’atmosphère unique de la cité.
La nouvelle distinction des Bienfaiteurs de la Jurade ouvre Saint-Émilion sur le monde
Le Ban des vendanges 2026 ne se limite pas aux titres traditionnels de Jurats, Pairs, Protecteurs, Prud’hommes et Dames de la Jurade. Une nouvelle distinction apparaît : celle de Bienfaiteur de la Jurade. Elle a été imaginée pour distinguer une action de mécénat liée aux vins de Saint-Émilion et à leur histoire. Ce nouveau statut dit beaucoup de l’évolution du monde viticole : défendre un patrimoine ne signifie pas seulement préserver des caves ou des archives, mais aussi soutenir des projets culturels qui font vivre le vin dans d’autres pays et auprès de nouveaux publics.
Le premier récipiendaire annoncé est l’homme d’affaires camerounais Thomas Nsongka. Son investissement est associé à Ama Tutu Muna, chancelière de Saint-Émilion pour le Cameroun et ancienne ministre de la Culture et des Arts. Le lien entre ces deux personnalités se construit autour du festival Diaspora Kitchen, qui valorise les arts de la table camerounais en les associant aux vins de la rive droite bordelaise.
L’idée est inspirante parce qu’elle évite un piège fréquent : croire que l’accord mets et vins ne fonctionnerait qu’avec une cuisine française très codifiée. Au contraire, un rouge de Saint-Émilion peut accompagner une cuisine de caractère dès lors que l’on respecte les équilibres. Un plat longuement mijoté, des légumes fumés, une viande grillée ou une sauce riche en épices douces peuvent trouver une vraie harmonie avec un vin aux tanins assouplis et au fruit généreux.
Du Cameroun Ă la Gironde, le vin devient une conversation de table
Associer les vins de Saint-Émilion aux cuisines de la diaspora ne signifie pas gommer les identités culinaires. C’est tout l’inverse : il s’agit de créer une rencontre respectueuse, où chaque produit garde sa personnalité. Prenons un exemple concret. Face à un plat à la fois relevé et onctueux, il est souvent préférable de choisir un vin servi légèrement rafraîchi, autour de 15 ou 16 degrés, plutôt qu’un rouge trop chaud qui accentuerait l’alcool et les sensations de puissance.
Ce type de détail change l’expérience. Beaucoup de bouteilles rouges sont encore servies à température ambiante sans tenir compte de la chaleur réelle d’une pièce. Or, dans un salon à 22 degrés, le vin peut paraître lourd. Dix à vingt minutes au frais avant le repas suffisent parfois à révéler sa fraîcheur. Ce geste simple rend les accords plus faciles, notamment avec des cuisines parfumées, généreuses et épicées.
L’internationalisation du Ban est également visible dans les nationalités représentées : Brésil, États-Unis, Cameroun, Côte d’Ivoire, Malte, Grande-Bretagne, Belgique et d’autres horizons sont annoncés dans la cité. Cette diversité ne dilue pas l’identité de Saint-Émilion. Elle lui donne plutôt une nouvelle profondeur. Le vin local ne reste pas enfermé dans son vignoble ; il voyage avec des histoires, des recettes et des habitudes de table différentes.
Pour les professionnels de la restauration, cette dynamique peut devenir une source d’idées très concrètes. Plutôt que de limiter une carte à l’accord classique entre bordeaux rouge et pièce de bœuf, pourquoi ne pas proposer un verre sur un plat végétal rôti, une volaille laquée ou une recette aux légumineuses ? Le Sud-Ouest connaît déjà cette capacité à faire dialoguer les savoir-faire. Les producteurs qui travaillent les canards Label Rouge dans les Landes savent, par exemple, combien l’origine, l’élevage et la cuisson transforment l’accord final.
Avec les Bienfaiteurs de la Jurade, Saint-Émilion affirme qu’un grand vin peut rester enraciné tout en parlant au monde entier.
Profiter des vendanges à Saint-Émilion avec un regard gourmand et responsable
Un événement viticole aussi emblématique donne envie de remplir son coffre de bouteilles, de réserver plusieurs dégustations et de s’attabler partout. Pourtant, la meilleure façon de profiter de Saint-Émilion reste de ralentir. Le village offre énormément en peu d’espace : patrimoine religieux, panoramas, boutiques, restaurants, maisons de vin et accès aux propriétés alentour. Chercher à tout consommer en une seule journée fatigue autant qu’il éloigne de l’essentiel.
Commence par te fixer une intention claire. Veux-tu assister au rituel de la Jurade ? Découvrir l’architecture médiévale ? Mieux comprendre les styles de vins de la rive droite ? Ou simplement partager un déjeuner avec des proches dans un cadre exceptionnel ? Cette question évite les programmes saturés. Elle permet aussi de choisir une dégustation adaptée : certaines mettent l’accent sur l’histoire, d’autres sur le travail de la vigne, d’autres encore sur la comparaison de plusieurs millésimes.
Les gestes simples qui rendent la visite plus savoureuse
Lors d’une dégustation, tu n’as aucune obligation de terminer chaque verre. Goûter, recracher si nécessaire et boire de l’eau n’enlève rien au plaisir ; c’est même la meilleure manière de conserver un palais disponible. Si plusieurs domaines sont prévus, espace-les et mange vraiment entre deux rendez-vous. Un morceau de pain seul ne remplace pas un repas, surtout lors d’une journée de marche et de dégustation.
Le vin est aussi un produit agricole. Poser quelques questions suffit à rendre la rencontre plus intéressante : comment le domaine gère-t-il les sols ? Quel cépage domine ? Quel est le rôle de l’élevage en barrique ? Le vigneron travaille-t-il un parcellaire spécifique ? Ces interrogations ne sont pas réservées aux connaisseurs. Elles ouvrent une discussion et permettent de comprendre pourquoi deux bouteilles de la même appellation peuvent offrir des profils très différents.
- 🚗 Prévois un conducteur désigné ou un retour organisé avant de commencer les dégustations.
- 💧 Emporte une gourde : septembre peut encore être chaud, surtout dans les ruelles exposées.
- 🧀 Choisis un repas de saison : légumes rôtis, volaille, fromages affinés et fruits frais accompagnent mieux la journée qu’un repas trop lourd.
- 🍾 N’achète pas sous l’effet du moment : note le nom des cuvées et reviens vers celles qui t’ont vraiment marqué.
- 🌿 Respecte les lieux : une cité viticole reste aussi un village habité et un paysage de travail.
Le regard gourmand peut se prolonger sur les routes régionales. Entre Saint-Émilion, le Médoc, les Landes et le Pays basque, il existe une foule de haltes qui racontent le même attachement au produit bien fait. Une échappée vers les vignobles de Pauillac, par exemple, peut compléter un séjour bordelais avec une autre lecture des grands rouges, comme le suggère cette découverte autour de Pauillac et Cordeillan-Bages. Les terroirs changent, les vins aussi, mais le plaisir vient toujours du temps accordé à la rencontre.
Enfin, garde en tête que les vendanges sont une période active pour les domaines. Tous ne sont pas ouverts de la même manière, et les équipes peuvent être très mobilisées. Réserver, être ponctuel et accepter qu’une visite soit parfois adaptée aux impératifs de récolte font partie des bons réflexes. C’est aussi une chance : apercevoir l’effervescence d’un chai ou sentir l’odeur du raisin fraîchement rentré permet de toucher du doigt la réalité derrière la fête.
Le plus beau souvenir à rapporter de Saint-Émilion n’est pas forcément la bouteille la plus chère, mais une histoire de vigne, de table et de partage que tu auras vraiment pris le temps d’écouter.
Quand se déroule le Ban des vendanges de Saint-Émilion ?
L’édition annoncée se tient les samedi 19 et dimanche 20 septembre. Le défilé aux flambeaux est prévu le samedi à 22 h 15 et la proclamation du Ban le dimanche à 17 h 30, depuis la Tour du Roy.
Qui sera intronisé par la Jurade de Saint-Émilion ?
Parmi les nouveaux dignitaires figurent Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, Cédric Carrasso, ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Jean Bernard, président de la Cité du Vin, et Cédric Roureau, président du Syndicat des courtiers de vins et spiritueux de Bordeaux.
Faut-il réserver pour assister au défilé ou à la proclamation ?
Les cérémonies dans les rues et autour de la Tour du Roy attirent du monde. Il est conseillé d’arriver en avance et de vérifier les informations pratiques locales pour les éventuelles conditions d’accès à certains lieux, notamment les espaces intérieurs.
Comment déguster du vin pendant le week-end de façon responsable ?
Prévois un conducteur désigné ou un retour sans voiture, alterne avec de l’eau, mange correctement et limite le nombre de dégustations. Goûter attentivement vaut toujours mieux que multiplier les verres.


